URTICA DIOICA

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URTICA DIOICA en homéopathie : indications et posologie

Urtica dioïca ou grande ortie, est une plante herbacée de 60 à 150 cm de haut, poussant en colonies au niveau des zones tempérées. Très nitrophile, elle se propage via son rhizome, mais également par semis.

  • Nom botanique : Urtica dioïca L.
  • Famille : Urticaceae
  • Parties de la plante utilisées : plante entière fraîche fleurie

Descriptif et habitat d'URTICA DIOICA, la grande ortie

  • Les feuilles sont d’un vert frais, opposées, pétiolées, stipulées, ovées, dentées et velues sur les deux faces.
  • La tige est quadrangulaire, de coloration vert-gris, couverte de poils courts et de poils urticants. La floraison est estivale, de la fin de juin jusqu’en septembre.
  • Les inflorescences issues des aisselles des feuilles sont complexes, et les fleurs sont unisexuées. Le fruit est un akène rempli de minuscules graines brunâtres à noirâtres. Le système racinaire est composé de longs rhizomes qui permettent à l’ortie de se propager rapidement, jusqu’à devenir envahissante.
  • Les poils urticants contiennent de faibles quantités d'acétylcholine, d'histamine, de sérotonine (5-hydroxytryptamine) et d'acide formique. Les feuilles sont, entre autres, riches en sels minéraux (plus de 20 % : calcium, potassium, silicates, fer à en moyenne 40 mg pour 100 g…), en protéines, en flavonoïdes, coumarines, stérols et en composés phénoliques ; elles sont comestibles. La racine renferme des polysaccharides, une lectine, des phénols, des dimères ainsi que des stérols, et du fer en plus grande proportion que dans les feuilles.

Urtica dioïca en médecine anthroposophique

Rappels : la médecine d’orientation anthroposophique, envisage l’Homme en un système fonctionnel tripartite qui comprend un pôle tête ou neurosensoriel ou SAL en polarité avec un pôle métabolique ou SULFUR , lesquels sont équilibrés par un système rythmique OU MERCURE qui comprend entre autre les fonctions cardiaques et respiratoires, et régule les rythmes veille / sommeil. Au niveau de la plante, on considère que

  • Le pôle neurosensoriel ou SAL se trouve au niveau de la racine, zone de perception d’information quant à la nature du sol,
  • Le pôle métabolique ou SULFUR correspond à l’inflorescence,
  • la partie foliaire, siège des processus respiratoires et de la photosynthèse, constitue la zone rythmique ou MERCURE de la plante.

L’architecture de la plante dans sa verticalité est en quelque sorte inversée par rapport à celle de l’homme. Urtica dioïca s’édifie de manière remarquablement agencée, en une belle verticalité ; ses nœuds se succèdent de manière régulière ; rapportée à l’homme, elle montre l’image de fonctions rythmiques (cardiovasculaire, régulation de la tension, … ) structurées. urtica dioica Sa floraison ne s’érige pas à l’extrémité d’une pousse, mais se répartit tout le long de la tige, également de manière rythmique sous forme de panicules. On peut dire ainsi que le principe SULFUR imprègne la plante dans sa totalité, jusqu’à la racine de couleur ocre jaune.

Rapporté à l’homme ce principe stimule le pôle métabolique et apporte de la chaleur jusque dans le système rythmique. Sa richesse en silice hautement assimilable est également remarquable, et est rendue visible selon l’observation goethéenne par les innombrables poils urticants présents sur la majeure partie de sa surface.   Mais outre les innombrables vertus et propriétés de l’ortie que tout un chacun connait, nous allons nous concentrer sur le fer.

C’est la plante qui en contient le plus ; elle montre des capacités d’absorption du fer de l’environnement tout à fait remarquables et est de ce fait capable d’en réguler la teneur au niveau des sols. Ce métal joue un grand rôle dans la vie végétale ; il intervient dans diverses étapes de la synthèse des chlorophylles, et rend les plantes à chlorophylle capables de scinder l’hydrogène et le gaz carbonique afin de produire des hydrates de carbone tels que le sucre et l’amidon.

La chlorophylle est au monde végétal ce que l’hémoglobine est au monde animal ; ce sont deux pigments de structure similaire, l’un possédant un noyau de fer (l’hémoglobine), l’autre un noyau de magnésium (la chlorophylle). Cette dernière se trouve en quantité très abondante dans l’ortie à tel point que cette plante en fut longtemps la source privilégiée pour l’industrie.

On peut ainsi voir en l’ortie la plante du fer, digne représentante du processus fer dans le monde végétal.

Usages thérapeutiques d'URTICA DIOICA

  • Anémies principalement liées à des défauts d’absorption (par exemple : troubles digestifs chroniques, malabsorption, …), anémie chez les jeunes filles, chlorose.
  • En soutien dans les infections virales prolongées, convalescences laborieuses.
  • Frilosité excessive avec extrémités froides, dynamisation du métabolisme.
  • Prurit
  • Insuffisance de lactation

Dans toutes ces indications, Urtica dioïca se prescrit généralement en basse dilution / dynamisation, en D1 à D3 à raison de 15 gouttes 5 fois par jour.

Modifié le: 
06/11/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : - 16/08/2015
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