Prévention en homéopathie par le dépistage


 
Anticiper les troubles avec l’homéopathie
Ou comment l’homéopathe, en envisageant le patient dans sa globalité, comprend ses points forts et faibles et peut conseiller en conséquence.

Nous passerons par quelques exemples

Homéopathie et eczema

Nous avons tous entendu un jour ou l’autre cet avertissement, mythe populaire ou réalité : « il ne faut pas soigner l’eczéma de l’enfant avec des corticoïdes, il va faire de l’asthme ! » Dans la logique de la médecine classique, c’est un mythe, quoique les médecins de famille le sachent fort bien et évitent ce type de traitement.

Par contre, les dermatologues qui ne s’occupent que de la peau ne reverront pas l’enfant pour sa crise d’asthme !!!

L’homéopathe connaît et comprend le problème ; cela ne concerne pas tous les enfants qui font de l’eczéma, mais ceux de la série PSORIQUE. Lorsque le PSORIQUE est soumis à un stress, digestif ou autre, il a tendance à extérioriser sa pathologie. Il fera de l’eczéma, ou des diarrhées par exemple. On dit que l’évolution des pathologies est centrifuge. (Vers le dehors). Dans ce cas, l’homéopathe sait qu’il ne doit pas traiter l’eczéma de manière trop énergique car cette manifestation centrifuge risque de se déplacer à un autre organe (diarrhées, asthme.). Il va donc traiter en amont, par exemple drainer le digestif et administrer le traitement de terrain, terrain qui conditionne cette logique d’éliminations centrifuges.

Moralité de cet exemple, on ne traite pas une affection aigue de la même manière sur des terrains différents.

La détermination du type sensible est très précieuse pour l’homéopathe : on ne traite pas une affection de la même façon sur des terrains différents

Hygiène de vie

Un homme se présente en consultation avec une angine droite, et à l’examen, quelques lésions d’eczéma sur le dos de la main droite. La personne va tout à fait bien par ailleurs. L’interrogatoire qui s’en suit mène vers le médicament homéopathique LYCOPODIUM. On sait les sujets justiciables de ce remède vulnérables au niveau des reins et du foie. L’hygiène de vie doit être assez rigoureuse sinon ils risquent par exemple de souffrir de calculs rénaux.

L’homéopathe peut donc leur conseiller des cures régulières en phytothérapie ou gemmothérapie pour drainer l’appareil digestif et urinaire et une activité physique régulière, indispensable à leur équilibre physiologique.

Homéopathie et vaccins

Le pédiatre homéopathe qui identifie un enfant de type SILICEA a tout intérêt à préparer le terrain avant de lui injecter les vaccins obligatoires ; la logique est la même avec un enfant de type THUYA, chez qui il faut par ailleurs limiter au maximum les thérapeutiques allopathiques de type antibiotiques ; ceux-ci aggravant son état.

Homéopathie et gynécologie

L’on sait qu’une patiente de type LACHESIS vivra très mal sa ménopause ou toute intervention chirurgicale (hystérectomie) ou contraception (microprogestatifs, stérilet à la progestérone) entravant le flux menstruel.

Ces gestes ou prescriptions peuvent néanmoins être entrepris si le terrain est au préalable traité par homéopathie.

Psychopatologie

La détermination du type sensible peut également être très précieuse sur le plan de la psychopathologie, c’est-à-dire l’étude des désordres psychiques que peut présenter le sujet face à un certain type de stress.

Par exemple, le même LYCOPODIUM a besoin d’une certaine routine pour être efficace ; il est très exigeant envers de lui-même (contrainte personnelle générée par un doute permanent, peur de mal faire) et envers les autres. Les changements lui occasionnent beaucoup de stress et la pression peut le rendre irritable, et développer un tempérament tyrannique.

L’homéopathe peut ainsi mettre en lumière l’élément qui a déstabilisé le patient et l’aider à surmonter son trouble.

À savoir, quelques agences de recrutement utilisent ces connaissances pour sélectionner les candidats à l’embauche ; pas très déontologique !