Pendant la mauvaise saison : stimuler l'immunité

Immunité, homéopathie et phytothérapie

Un certain nombre de plantes, médicaments homéopathiques et oligo-éléments pourront nous aider à combattre les attaques des germes et à mieux résister aux épidémies durant la mauvaise saison ; nous avons encore de belles journées de fin d'été, et l'automne a été généreux, mais il est temps pour nos enfants et les plus vulnérables d'entre nous de songer à stimuler en douceur notre organisme.

 

Ce que la phytothérapie peut proposer : ecchinacea et rhodiola rosea

☛ À lire :  ECCHINACEA ANGUSTIFOLIA

Pour les sujets fragilisés, sensibles aux virus, la méthode la plus simple consiste à utiliser la teinture mère d'Echinacea selon le schéma suivant :

  • Une prise matin et soir pendant trois semaines,
  • puis une prise matin et soir une semaine à 10 jours par mois.

Attention, la teinture mère est alcoolisée, ce protocole ne convient donc qu'à l'adulte. Pour l'enfant, on peut utiliser des dilutions homéopathiques d'Echinacea ; D1 ou D3 sont les plus efficaces. On les administre à raison d'une prise par jour, pendant toute la mauvaise saison.

 ☛ À lire : RHODIOLA ROSEA 

La Rhodiole est une plante adaptogène, idéale pour lutter contre le stress et ses conséquences et ainsi retrouver un moral d'acier. Elle joue un rôle complexe de régulateur du système nerveux central et ce sans effets indésirables et ni accoutumance

 

La prévention par les oligo-éléments : CUIVRE OR ARGENT

L'association cuivre or argent correspond à la quatrième Diathèse de Ménétrier, dite aussi Diathèse anergique. Les symptômes traduisent une atteinte aiguë ou chronique des réactions vitales.

  • Sur le plan physique : on constate une baisse plus ou moins rapide de la vitalité ; la fatigue est globale, dure toute la journée, avec des paroxysmes vers 11 heures et 17 heures.
  • Sur le plan intellectuel : la mémoire et la concentration sont perturbées.
  • Sur le plan psychologique : les éléments dominants dans ce tableau sont le renoncement, l'abandon, pouvant aller jusqu'au désir de mort. Le sommeil est perturbé avec insomnies et cauchemars.
  • Sur le plan fonctionnel : on retrouve au premier plan la fatigue globale, physique, mais surtout psychique.

Le manque de réaction de l'organisme peut se traduire par :

  • Des infections aiguës, chroniques ou récidivantes
  • Des affections virales,
  • Des pensées dépressives.

L'association cuivre or argent est indiquée dans tous les cas où l'on constate ces symptômes, et plus couramment chez les sujets particulièrement sensibles aux agents infectieux au cours de la mauvaise saison.

Comment le prendre :

Cuivre or argent se prend le matin, à jeun, sous la langue, deux à trois fois par semaine. Il peut arriver que des foyers infectieux latents soient réveillés en début de traitement. Il conviendra dans ce cas d'espacer les doses, soit une prise par semaine.

 

Ce que l'homéopathie peut proposer : un remède à part, la THYMULINE

Il s'agit d'une hormone thymique obtenue par synthèse, jouant un rôle dans la réponse immunitaire, par une action sur les lymphocytes T. Cette hormone, administrée à forte dose, n'est pas capable d'agir efficacement sur le système immunitaire. À ce jour, seules les dilutions de Thymuline, au-delà de la 7 CH ont montré leur capacité à moduler cette fonction. Il a été démontré que l'administration de ce produit, durant les 5 à 6 mois allant de la fin de l'automne au début du printemps, pouvait réduire significativement le nombre et la durée des épisodes infectieux. On le propose donc comme immuno-modulateur dans le traitement des rhinopharyngites à répétition, dans les pathologies urinaires ( cystites ), les pathologies infectieuses récidivantes liées à une baisse des défenses immunitaires, mais aussi dans certaines affections virales comme l'herpès, la mononucléose infectieuse… Ce remède sera aussi susceptible d'aider les grands allergiques (pollinose, asthme ).

Comment l'utiliser :

Le protocole communément admis est le suivant :

  • Une prise par semaine durant un mois,
  • puis une prise par mois jusqu'au printemps.
  • On utilise en général Thymuline 9 CH, mais chez le petit enfant et la personne âgée, il est préférable de s'adresser à la 7 CH, en raison de la possibilité d'aggravation en début de traitement propre à ce remède, qui sera atténué en 7 CH.
Modifié le: 
10/10/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 4/10/2009

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

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