Notions de base en homéopathie, ou réponses à quelques questions fréquemment posées.

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Comment prendre les remèdes homéopathiques.

Quelle que soit leur forme, granules, globules, comprimés, poudre, solution, il faut laisser fondre les remèdes sous la langue ; c'est la voie d'administration la plus simple, et la plus efficace Pour que l'absorption soit optimale par voie sublinguale, il faut que la bouche soit vierge de toute trace d'aliment ou de boisson. L'idéal est prendre le remède 10 minutes avant un repas ou 1 heure après. Ce délai est aussi valable pour la cigarette, le café ou toute autre boisson à part l'eau. Il faut éviter de toucher les médicaments avec les doigts. Il est possible de croquer les remèdes, mais évitez de les avaler ; ils doivent être absorbés sous la langue. Pour les enfants avant un an il est préférable d'utiliser les remèdes sous forme de poudre, ou en solution aqueuse. À défaut, on peut faire fondre les médicaments dans l'eau du biberon, et quand la maman allaite, elle peut prendre elle-même les remèdes, ceux-ci passent dans le lait.  

Quelle quantité prendre ?

L'homéopathie peut être prescrite à tous, nourrissons, enfants, femmes enceintes, …Les dilutions et dosages sont les mêmes, quel que soit le poids et l'âge.

  1. Les granules : 3 à 5 par prise.
  2. Les globules : une dizaine par prise.
  3. Les comprimés : 1 ou 2 par prise.
  4. Les gouttes : 5 à 10 par prise.
  5. Les doses : 1 par prise.

Si l'on sélectionne différents remèdes, il est tout à fait possible de les prendre ensemble. On peut associer un traitement homéopathique à un traitement traditionnel, à de la phytothérapie ou à de l'oligothérapie ; dans ce cas, il suffit d'administrer l'homéopathie un quart d'heure avant, ou une heure après les autres médicaments.  

À quelle fréquence prendre les remèdes ?

Dans les affections aiguës, il faut prendre les remèdes homéopathiques très souvent, toutes les deux heures au minimum. Plus on souffre, plus on prend le remède. Dès que les symptômes s'améliorent, il faut espacer les prises, trois ou quatre fois par jour, puis arrêter progressivement. Dans les affections chroniques, les remèdes en basse dilution se prennent une à deux fois par jour, les remèdes de fond se prennent une fois par semaine, voire une fois par mois. Cette décision appartient au spécialiste. Ce sont la précision dans la sélection du remède, et la fréquence des prises qui vont conditionner la réussite du traitement.  

Quelle dilution choisir ?

En premier lieu, il faut bien observer les symptômes. En fonction de la présence des critères observés, on peut sélectionner le remède.

  1. Dans les maladies aiguës, si les symptômes observés correspondant au remède choisi sont peu nombreux, on utilise des dilutions moyennes ou basses. Si les symptômes sont nombreux, si le tableau est complet, on utilise des dilutions plus hautes.
  2. Pour les maladies chroniques, on utilise les basses dilutions pour traiter en douceur un organe ; ceci constitue un drainage. Une fois l'organisme préparé, on pourra utiliser les moyennes, voire les hautes dilutions pour mettre en place le traitement de fond. Cette décision appartient au médecin homéopathe qui seul peut juger du remède à choisir.

Il est possible d'utiliser plusieurs remèdes simultanément pour traiter une même affection.  

Contre indications.

Il n'y en a pratiquement pas. Les hautes dilutions, lorsqu'elles sont adaptées peuvent aggraver les symptômes en début de traitement. Il ne faut pas, sauf exceptions, les employer en automédication. Leur prescription est du ressort du spécialiste.  

De quoi sont faits les médicaments homéopathiques ?

  1. De végétaux.
  2. De substances animales.
  3. De substances minérales.
  4. De substances d'origine humaine, les nosodes;
  5. De substances de synthèse : des médicaments ou vaccins, par exemple, retraités de façon homéopathique.

 

Les limites de l'automédication.

L'homéopathie agit très rapidement dans les maladies aiguës. En l'absence d'amélioration, consultez sans attendre. Ne poursuivez pas un traitement s'il ne vous apporte aucune amélioration ; cela peut s'avérer dangereux. N'interrompez pas un traitement allopathique (médecine traditionnelle) pour le remplacer par un traitement homéopathique et réciproquement ; ces deux médecines sont tout à fait compatibles et complémentaires.  

Homéopathie et maladies graves.

L'homéopathie peut tout à fait être employée dans les maladies graves : cancers, infections , hépatites…en complément de l'allopathie. L'homéopathie ne peut pas traiter à elle seule ces pathologies. Quoi que vous lisiez, quoique l'on vous propose, n'interrompez pas votre traitement allopathique. Par contre, il peut être très bénéfique d'utiliser les deux méthodes. L'homéopathie a l'avantage de sa totale innocuité. En drainant l'organisme, elle améliore le pronostic des maladies graves. Elle permet une meilleure tolérance aux traitements classiques, et potentialise leurs effets. Une consultation chez un médecin homéopathe est indispensable. Le raisonnement est le même pour les maladies chroniques telles le diabète ou l'hypertension.  

Modifié le: 
23/01/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 21/06/2004

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

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