Mieux résister aux épidémies

Virus masqué

Pour un système immunitaire optimal

"On résiste mieux à une contamination quand on est en bonne santé et donc avec des bonnes défenses immunitaires. C’est la raison pour laquelle, dans le cadre du Covid 19, il semble y avoir plus de décès chez les personnes âgées, les personnes atteintes d’autres pathologies, et les jeunes professionnels de santé épuisés (personnel médical en Chine)." J.D.Budin - Credir.org

On peut envisager la santé sous deux axes :

  • Celui de la Salutogénèse, Ce terme issu du latin (salutis = santé) et du grec (genesis = origine), a été proposé par le sociologue de la santé, Aaron Antonovsky, et désigne ce qui favorise la santé. La Salutogénèse : d’où vient la santé et comment la renforcer ?
  • Par opposition avec ce qui cause la maladie ou pathogenèse, concept sur lequel repose la médecine occidentale contemporaine. La Pathogénèse : d’où vient la maladie et comment l’éviter ?

La salutogénèse appliquée aux épidémies

Je favorise mon sommeil

Selon une étude épidémiologique conduite sur quatre années (Étude épidémiologiques des Trois cités (3C) (2)), une mauvaise qualité de sommeil augmenterait la vulnérabilité aux infections, en particulier celles dues aux parasites et aux champignons. En effet, parmi les 9 294 sujets suivis au cours de cette étude, ceux qui déclaraient une mauvaise qualité de sommeil (estimée par l’existence d’une somnolence diurne excessive) étaient plus souvent traités par des médicaments antiparasitaires et antifongiques que les autres. Ces résultats confortent l'hypothèse selon laquelle le sommeil aiderait le système immunitaire à fonctionner et à se reconstituer. Ils permettent de mieux comprendre un des rôles du sommeil.

  • J'arrête les écrans le soir, mon taux de mélatonine augmente, l'endormissement est plus facile : on oublie le smartphone ou la tablette sous la couette
  • Je pratique une activité physique en fin de journée ; je me sentirai dynamisé juste après, mais mon sommeil sera meilleur.
  • Je mange léger le soir ; en effet, la digestion peut occasionner des réveils nocturnes, et ceux-ci sont d'autant plus fréquents que je mange gras et lourd.

 

Je réduis mon niveau de stress

Des études scientifiques (1) ont confirmé que le stress chronique pouvait nuire au bon fonctionnement du système immunitaire.

  • Je maîtrise mon stress 
  • Même pas peur ! Je prends du recul par rapport aux informations et je relativise. Selon une recherche, publiée dans le journal Psychological Science [4], le fait d’être soucieux et anxieux apparait fonctionner à la manière d’un facteur de stress chronique qui peut compromettre l’immunité.
  • Je sors, je bouge et je vois du monde : des changements dans le style de vie des personnes stressées peuvent améliorer leur résistance aux maladies infectieuses :  vivre en société, se joindre à un groupe social, religieux ou spirituel, trouver un confident ou rencontrer quotidiennement des amis chaleureux. Ces facteurs encouragent également la personne à suivre plus soigneusement les pratiques d'hygiène et de maintien de la santé, comme un bon régime, un exercice physique non contraignant, un meilleur sommeil.
  • Je respire : un petit exercice extrêmement relaxant, une recette contre le trac, contre le stress, pour aider à l‘endormissement...
    • Tenez-vous assis dans une position de détente, ou mieux, confortablement allongé.
    • Posez vos mains sur le ventre, de chaque côté du nombril et joignez vos index lors d'une expiration.
    • Sentez maintenant comme vos index s'éloignent à chaque inspiration, et se rapprochent à chaque expiration.

Je me bouge

Faire du sport de manière régulière et sans excès agit positivement sur le bien-être physique et mental, et l’activité physique participe au renforcement du système immunitaire d'après une étude anglaise publiée en mars 2018 dans la revue Aging Cell. (3) Il est recommandé de pratiquer différents types d’activité physique pour développer l’endurance, le renforcement musculaire, la souplesse et l’équilibre.

Attention toutefois : pratiqué à l’excès, le sport serait susceptible d’épuiser le système immunitaire.

Je revois mon alimentation

Notre alimentation de type « occidental » se caractérise par des apports élevés en sucres raffinés, graisses saturées, acides gras oméga-6, et peu d'oméga-3, et il met à mal le microbiote intestinal. Dans un article paru dans Nutrition Journal, Ian Myles, chercheur au National Institutes of Health à Bethesda, passe en revue les mécanismes par lesquels ce régime alimentaire pourrait avoir un impact sur l'immunité. (5) Le régime occidental pourrait augmenter l'inflammation, limiter le contrôle des infections, favoriser les cancers, ainsi que les maladies inflammatoires et allergiques.

Je prends soin de ma flore intestinale : Le microbiote intestinal (et ses quelques 100 000 milliards de bactéries) contribue à nous protéger contre les agents pathogènes par l’effet barrière : en adhérant à la muqueuse intestinale, les bactéries de la flore empêchent les micro-organismes pathogènes de coloniser l’intestin.  Certaines situations, comme un stress mal géré, une alimentation déséquilibrée ou la prise d’antibiotiques peuvent entrainer un déséquilibre du microbiote appelé « dysbiose ». Cette dernière peut perturber l’équilibre de l’écosystème intestinal et par conséquent affaiblir nos défenses immunitaires. Les probiotiques sont présents dans les produis fermentés

Mes résolutions

  • Je cuisine tout ce que je mange et je diversifie mon alimentation
  • Je mange des aliments locaux et de saison et je privilégie les fruits et légumes frais ainsi que les légumineuses. J’opte pour des aliments issus de l’agriculture ou d’élevages bio.
  • Je consomme des produits fermentés pour l’apport en probiotiques.
  • Je m’hydrate correctement, je limite les excitants, thé, café ainsi que l’alcool.
  • J’évite les complexes de vitamines et autres compléments alimentaires ; en effet, on atteint rapidement des doses excessives de vitamines et cela comporte des risques pour certaines, et les compléments alimentaires peuvent interférer entre eux et avec les traitements médicamenteux. Une exception, la Vitamine D dont la supplémentation est recommandée en automne et hiver.

Références 

  1. Psychological Stress and the Human Immune System: A Meta-Analytic Study of 30 Years of Inquiry ; Suzanne C. Segerstrom and  Gregory E. Miller
  2. Étude épidémiologiques des Trois cités (3C) : http://www.three-city-study.com/l-etude-des-trois-cites-3c-historique.php
  3. https://www.sciencedaily.com/releases/2018/03/180308143123.htm
  4. L. M. Jaremka, R. Glaser, T. J. Loving, W. B. Malarkey, J. R. Stowell, J. K. Kiecolt-Glaser. Attachment Anxiety Is Linked to Alterations in Cortisol Production and Cellular Immunity. Psychological Science, 2013 ; DOI : 10.1177/0956797612452571
  5. https://nutritionj.biomedcentral.com/track/pdf/10.1186/1475-2891-13-61

 

Modifié le: 
04/03/2020
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 4/03/2020

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

 

 

Pour la rédaction d'articles, je me base sur les ouvrages suivants : Bibliographie

La référence en homéopathie, phytothérapie et médecines complémentaires depuis 1999