Lutter contre les fuites urinaires


L’incontinence ou les fuites urinaires sont une pathologie de l’appareil urinaire qui se caractérise par une perte involontaire d’urine par l’urètre. Elles peuvent avoir plusieurs causes selon la personne. Chez l’homme, l’incontinence urinaire est parfois consécutive à une opération de la prostate. Chez la femme, elle peut apparaître postérieurement à un accouchement. L’âge est également un facteur favorable de ce trouble urinaire. Il est toutefois possible d’y remédier.

Le rôle des graines de courge dans le contrôle des fuites urinaires

Les graines de courge sont des ingrédients naturels qui sont actuellement très appréciés. On leur associe de nombreux bienfaits, dont une action positive sur la vessie. Elles sont en effet généralement recommandées pour traiter les signes précurseurs d’une hyperactivité de la vessie et d’autres troubles urinaires. C’est l’huile de pépin de courge qui est utilisée pour ce traitement. Les graines de courge agissent sur les muscles de la vessie, dont elles augmentent la tonicité. Les contractions et relaxations sont alors mieux régulées.

Elles agissent sur le détrusor, le muscle de la paroi de la vessie à l’origine du remplissage et de la vidange de celle-ci. Grâce aux pépins, les mictions et envies inconsidérées d’uriner sont contrôlées. Il existe plusieurs façons d’intégrer les graines de courge à son alimentation. Selon cette page www.naturavignon.fr, les graines de courge sont proposées sous forme de compléments alimentaires. Étant un ingrédient polyvalent, elles peuvent également être ajoutées à une salade, à la pâte de pain frais ou dans un smoothie. Il est aussi possible de les saupoudrer sur du yaourt.

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Faire des exercices de rééducation du périnée

Le maintien et le bon fonctionnement de la vessie sont assurés par plusieurs muscles du périnée. Lorsque ces derniers perdent leur tonicité (accouchement, opération, âge, etc.), le contrôle de la miction peut être difficile. Dans ce cas, on recommande généralement des exercices de rééducation du périnée, précisément des exercices de Kegel, pour restaurer la tonicité des muscles pelviens. Dans le cas de l’incontinence urinaire, les exercices de Kegel destinés au renforcement du plancher pelvien aident à maîtriser les envies pressantes d’uriner. Il faut compter entre 4 et 6 mois de pratique pour parvenir à un résultat concret. Il existe plusieurs exercices de Kegel :

  • contraction maximale,
  • verrouillage périnéal,
  • contraction rapide, etc.

La contraction maximale consiste à se coucher sur le dos, genoux fléchis, et à contracter les muscles du plancher pelvien au moment d’expirer. La contraction peut durer 5 secondes. Il est conseillé de se reposer pendant 10 secondes entre chaque contraction et d’effectuer au maximum 3 séries de 10 contractions 5 jours par semaine. Le verrouillage périnéal, quant à lui, suggère de serrer les muscles du plancher pelvien au moment de tousser ou d’éternuer. Ce faisant, la personne régule la pression sur les muscles du plancher pelvien et empêche les fuites d’urine. L’avantage des exercices de Kegel pour renforcer les muscles du périnée est qu’ils peuvent se faire partout : dans le bus, au bureau, à la maison, etc.

Aller voir un urologue pour traiter les fuites urinaires

Dans la majorité des cas, l’incontinence urinaire est une pathologie qui nécessite de voir un spécialiste. L’urologie est une spécialité médico-chirurgicale qui traite des affections de l’appareil urinaire chez l’homme ou chez la femme. Le praticien de cette branche entre médecine et chirurgie est l’urologue. Il est nécessaire de le voir en cas de fuites urinaires. Pour diagnostiquer cette pathologie de la vessie, l’urologue réalise généralement un bilan urodynamique. Il se compose de trois examens : la cystomanométrie, la débitmétrie et le profil de pression urétrale.

La débitmétrie permet de connaître le débit urinaire du patient à travers le temps de miction, le débit maximal et le volume mictionnel. La cystomanométrie, quant à elle, consiste à remplir la vessie de liquide, puis à observer les pressions au niveau de cet organe. Le but de cet examen est d’identifier un éventuel saut de pression qui expliquerait les fuites urinaires. Il sert également à identifier l’existence du besoin d’uriner chez le patient et à savoir si la vessie contient suffisamment de liquide ou non.

Le profil de pression urétrale permet d’apprécier la répartition des pressions à l’intérieur de l’urètre. Pour ce faire, l’urologue insère un capteur de pression dans l’urètre, pour ensuite le retirer à vitesse constante. Il identifie ainsi si le patient souffre d’une hypertension ou d’une insuffisance sphinctérienne. Après le bilan, l’urologue décide de la conduite à tenir, selon le sexe du patient, le type d’incontinence urinaire identifié et les antécédents médicaux de la personne.

Boire beaucoup de liquide et éviter la caféine et l’alcool pour lutter contre les fuites urinaires

En cas de fuites urinaires, il est fortement recommandé de boire de beaucoup de liquide, notamment de l’eau. La consommation d’eau en cas d’incontinence urinaire permet en effet de diluer l’urine et de réduire le risque d’irritation de la vessie et d’infection urinaire. Il faut toutefois se contenter d’une ration de 1,5 à 2 L d’eau par jour. Outre l’eau, il est recommandé de boire de temps à autre du jus de canneberge.

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Il s’agit d’un autre liquide ayant une action antiseptique sur l’appareil urinaire. Il est conseillé en prévention d’une infection urinaire. Le jus de bleuet est également un exemple de liquide recommandé en cas de fuites urinaires. La personne incontinente peut aussi boire des tisanes de bruyère, d’ortie jaune ou de graines de fenouil. Il existe cependant des liquides à éviter absolument. Il s’agit de :

  • l’alcool,
  • la caféine,
  • les boissons gazeuses,
  • les jus d’ananas, de raisin ou à base d’agrumes.

Les boissons sucrées, à base de chocolat ou de substituts du sucre sont par ailleurs proscrites.

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À quelle fréquence aller aux toilettes ?

Les spécialistes considèrent qu’il est normal de vider sa vessie entre 4 et 8 fois toutes les 24 h. Cette moyenne peut toutefois être influencée par certains facteurs. Après avoir bu beaucoup d’eau, d’alcool ou de caféine, il est logique d’aller plus souvent aux toilettes. Dans l’hypothèse où la personne a une petite vessie, il peut aller la vider à une fréquence régulière, au-delà de 8 fois par jour. Aller régulièrement aux toilettes ne veut pas systématiquement dire que l’on souffre d’incontinence urinaire. Pour en avoir le cœur net, il faut observer ses habitudes de consommation de liquide sur les 12 dernières heures. Le stress et l’âge peuvent également amener à uriner plus que de coutume.