L'homéopathie dans notre jardin

rosier

Par le Docteur Raaja CHBANI Faculté de pharmacie de Marrakech.

 Afin de préserver l'environnement et notre santé, découlant de la qualité biologique de notre alimentation, l'expérimentation de l'action de dilutions homéopathiques sur le végétal permettrait d'évaluer l'efficacité du principe de similitude de l'homéopathie sur la production végétale. C'est dans cet esprit, et afin d'éviter l'utilisation des pesticides et engrais que j'ai entrepris les expériences d'essai des dilutions homéopathiques des parasites ou des insectes en question sur les arbres fruitiers, les herbes aromatiques et autres végétaux.

  • L'homéopathie peut-elle se poser comme alternative écologique à l'usage des pesticides désherbants et engrais ?
  • Peut-elle jouer un rôle dans les traitements curatifs ou préventifs à l'égard des maladies parasitaires et parasites des végétaux ?

L'idée m'est venue dans un premier temps de tester l'action dans mon jardin des dilutions homéopathiques sur les maladies des arbres fruitiers et sur les parasites ( insectes, pucerons et champignons ) provoquant de gros dégâts sur les végétaux et ainsi d'éviter l'utilisation des pesticides.

Étude des dilutions homéopathiques de pucerons sur le végétal

  • Description des parasites. Ces pucerons attaquent le bouton floral avant l'éclosion et entraînent une déformation des pétales et certains pétales sont incomplets.
  • Mode opératoire selon le principe de l'isothérapie : Les fleurs de laurier recouvertes de pucerons sont triturées mises à macérer dans l'alcool à 60°. Obtention de la teinture mère et préparation de la 9CH
  • Les pieds de laurier infestés ainsi que les rosiers infestés ont été éliminés et le traitement par la dilution 9CH a été généralisé sur tous les végétaux une fois tous les 8 jours.

Résultats

pucerons

  • 1er essai 1996 Ni les lauriers ni les rosiers n'ont présenté de dépôts de pucerons. L'observation la plus importante a été que le traitement a écarté également les mouches et les moustiques. Mais un élément est à prendre en considération : la dilution a été mise dans le récipient qui servait pour les traitements par les insecticides courants bien que rincé. La question se pose s'il n'y a pas de superposition d'action avec les traces d'insecticides (antérieurement utilisés) restées dans le récipient.
  • 2° essai 1997 L'étude a été reprise au début Février 1997 de façon plus élargie, une teinture mère a été établie à partir de plusieurs fleurs atteintes de pucerons (roses, lauriers, chrysanthèmes, etc.) Résultats satisfaisants.
  • 3° essai 1998 L'étude a été reprise de manière différente : Le traitement s'est effectué en tenant compte des rythmes du calendrier lunaire c'est-à-dire à la lune croissante le sol était traité par les dilutions et à la lune décroissante les dilutions étaient pulvérisées sur tous les végétaux. Déjà une constatation immédiate le jardin est nettement moins infesté que les années précédentes.
  • En 1999 Il n'a pas été nécessaire de traiter car pas d'infestation.

Conclusion

Cette approche expérimentale personnelle exposée est une étude non modélisée et par conséquent non rigoureusement scientifique. L'intérêt de cet exposé est de susciter la curiosité et de stimuler les recherches, à reprendre l'étude de l'action des dilutions homéopathiques sur un matériel végétal en conditions contrôlées pour obtenir des résultats significatifs.

Docteur Raaja CHBANI Faculté de pharmacie de Marrakech.  

Modifié le: 
11/10/2017
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 10/01/2004

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

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