Les différents types de verrues

molluscum contagiosum

Verrues, quelques rappels

Les verrues sont provoquées par des virus. La sensibilité à ces virus varie d'un individu à l'autre, et la contamination n'est pas constante à leur contact. L'immunité, le stress, une fatigue passagère, un traitement médicamenteux, une faiblesse hépatique..., autant de facteurs qui peuvent influencer l'incidence des manifestations verruqueuses.

 

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Une éraflure ou une petite coupure facilite l'entrée du virus. Les personnes dont la peau est sèche et sensible, de même que celles qui souffrent d'eczéma risquent donc davantage d'«attraper » le virus.

 Il s'écoule généralement quelques mois entre l'exposition et la manifestation cutanée chez le sujet atteint. Les hôtes « favorables » développeront alors allègrement les excroissances. Un sujet ayant de bonnes défenses qui contracte néanmoins le virus est capable de se débarrasser spontanément de la verrue en un temps record. Il existe de nombreuses variétés de virus, principalement :

Les poxvirus, responsables des MOLLUSCUM CONTAGIOSUM

Ce sont des petites tumeurs bénignes et forme de papules, très fréquentes chez les enfants. Elles se transmettent par contact direct. Elles se retrouvent également chez l'adulte, parfois au niveau ano-génital, et sont alors considérées comme des maladies sexuellement transmissibles.

Les papillomavirus

responsables des verrues proprement dites et des condylomes. Il en existe un très grand nombre. La lésion peut avoir plusieurs formes.

  • Les verrues des paumes et des plantes se contractent plus volontiers dans les collectivités, gymnases, piscine. Là encore, certains individus n'y échappent pas, alors que d'autres s'en sortent toujours indemnes.
  • Les papillomes verruqueux ou verrues vulgaires se retrouvent principalement sur les dos des mains, les genoux, le visage, le cuir chevelu.
  • Les verrues planes sont moins surélevées et se retrouvent dans les mêmes localisations.

Là encore, l'atteinte de la zone ano-génitale est possible. Il faudra faire dans ce cas un bilan à la recherche d'autres maladies sexuellement transmissibles.

Les verrues sont alors appelées condylomes

On en distingue deux grands groupes :

  • Les condylomes acuminés.
  • Les condylomes plans.

Ces derniers nécessitent une attention particulière car ils ont tendance à infester le col de l'utérus et favorisent l'apparition du cancer du col.

On comprend dès lors qu'une femme ou plus généralement un sujet qui a une forte tendance à faire des verrues nécessite une surveillance plus rapprochée sur le plan du dépistage de la maladie cancéreuse. Les traitements médicaux classiques vont de l'ablation à la curette, au laser, à l'azote, par petite chirurgie aux traitements antiviraux par voie générale.  

Modifié le: 
24/10/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 21/06/2000

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

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