Sophrologie caycedienne

sophrologie

La sophrologie est une école nouvelle qui étudie les différents états de la conscience. Elle est née en 1960, et son père en est le Dr Alphonso Caycedo, médecin colombien. On peut donner comme définition, que c'est "l'étude des états modifiés de conscience". Le Dr Caycedo a voulu laver les techniques de l'hypnose de toutes les pratiques charlatanesques et de l'occultisme.

  La sophrologie caycédienne s'est très largement inspirée du yoga, du zen, des états d'extase, de la méditation, de Schultz, de Stokvis, de Jacobson, de Guyonnaud (le karaté sophronique), de Pavlov, et des travaux du Pr CHERCHEVE (le cercle de Lariboisière).

C'est un véritable entraînement existentiel de l'être qui permet une meilleure connaissance de soi. Caycedo définit une méthodologie très précise en 12 degrés qui se divisent en 3 cycles.  

  • L'hypnose, nous l'avons vu, amène le patient, par un entraînement induit de manière très directive par le thérapeute, à se plonger dans un état situé entre la veille et le sommeil. Cet état, qualifié de sommeil hypnotique, permet à l'hypnotiseur de suggestionner son patient de manière à l'amener à agir à des fins thérapeutiques.
  • La relaxation, quant à elle, est une méthode d'entraînement personnel généralement très peu suggestive et auto-induite.   Dans l'ensemble, les buts et les applications de l'hypnose et des méthodes de relaxation restent cependant les mêmes, la méthode étant différente. Les méthodes de relaxation répondent à une conception beaucoup moins paternaliste et beaucoup moins directive que l'hypnose. Il faut faire remarquer que la technique de Jacobson, que l'on pourrait qualifier d'anti-hypnotique, est née là où l'hypnose est toujours appliquée, c'est-à-dire dans les pays anglo-saxons ; la méthode de relaxation du T.A.S, méthode d'auto-hypnose, était surtout appliquée là où l'hypnose était culturellement rejetée, en France principalement.

C'est ce paradoxe qui a probablement conduit Caycedo à réaliser une synthèse pragmatique, théorique et conceptuelle des méthodes d'hypnose et de relaxation.  

Quand le conditionnement sert au déconditionnement

Il faut savoir que les techniques sophroniques utilisent une réaction sophronique conditionnelle dans leur apprentissage. En effet, l'entraînement sophronique est très important car il tend à instaurer chez le patient une nouvelle réaction, une nouvelle réaction vis-à-vis de l'événement. La motivation est chez l'homme un élément essentiel. En effet, si, dans l'expérience classique de Pavlov, la faim est nécessaire à l'obtention d'une réaction conditionnelle salivaire, la faim de bien-être, est également nécessaire pour l'obtention d'un bon résultat par la sophronisation.

Nous avons d'ailleurs remarqué que plus nous avions affaire à des sujets nerveux, anxieux, timides, plus les résultats étaient rapides, car la motivation est plus évidente.

En résumé, s'il n'est pas question de ramener ici la sophronisation à un simple mécanisme de conditionnement, car la complexité du psychisme humain interdit une telle simplification, il n'en reste pas moins vrai que l'utilisation des phénomènes de réaction conditionnelle, dans le but positif, par une utilisation de toutes ses facultés, trouve ici une partie de sa justification.

Vous pourrez retrouver une mine d'informations à ce sujet sur l'excellent site de notre confrère et ami Laurent : http://www.medecines-douces.com  

Modifié le: 
11/10/2017
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 19/05/2003

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

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