Goutte et homéopathie

Expert

Colchicum automnale

La goutte est l'exemple type de maladie multifactorielle. Elle se développe généralement chez des sujets auto-intoxiqués de type SULFUR par exemple.

Elle associe souvent des troubles métaboliques (augmentation des taux d'acide urique, du sucre, du cholestérol dans le sang, isolé ou associé) et des troubles de l'élimination. Témoin, l'existence fréquente de calculs rénaux sur ce terrain.

Cette maladie, plus fréquente chez l'homme, est le fruit, à la fois d'une surconsommation, et d'un défaut d'élimination. La génétique intervient également.

La crise de goutte ou arthrite goutteuse

La crise aiguë, ou arthrite goutteuse touche classiquement le gros orteil, mais on lui connaît d'autres localisations : le genou, la cheville, le poignet… Elle est extrêmement douloureuse, l'œdème est important, la peau est tendue, généralement rouge et chaude. Le moindre contact est intolérable. Une observation plus fine va permettre à l'homéopathe de sélectionner les remèdes adéquats.

Les remèdes de crise.

Le traitement rejoint celui de l'arthrite en aigü ☛  À lire 

Certaines souches plus spécifiques peuvent cependant être appliquées au cas particulier de la goutte :

  • COLCHICUM : ce remède peut être utilisé à des dilutions variables en fonction du tableau : de la 3 DH (posologie variable selon le fabriquant) à la 4 CH, voire 15 CH en cas de présence de signes plus généraux.
    • Classiquement, ce remède est prescrit en 3 DH, 20 gouttes trois fois par jour.
    • Également prescrit pour le traitement des diarrhées d'automne, ce remède agit sur les troubles du métabolisme en général (cholestérol, triglycérides…) chez un patient en surcharge.
  • BELLADONNA ou APIS voire notre sujet sur les rhumatismes aigus ☛  À lire 
  • LEDUM PALUSTRE 4 à 7 CH : l'œdème est pâle tirant sur le violet.
    • Le malade recherche le froid, les bains froids. Les douleurs sont aggravées la nuit.
    • Ce remède est complété par BERBERIS.

En résumé, on utilisera volontiers la combinaison suivante : BELLADONNA 4 CH, COLCHICUM 4 CH, LEDUM PALUSTRE 4 CH.

Le drainage.

C'est une étape essentielle dans la prise en charge de la maladie goutteuse, comme pour toutes les maladies dites de surcharge. Cette technique consiste à stimuler les émonctoires, organes ou systèmes responsables des mécanismes d'élimination. Les remèdes sont toujours prescrits en basse dilution.

Le traitement de terrain.

Il est du ressort du spécialiste. Il fait généralement appel à des remèdes de la série psorique :

 

Illustration : Colchicum automnale

Modifié le: 
11/10/2017
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 28/10/2003

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

La référence en homéopathie, phytothérapie et médecines complémentaires depuis 1999