La douleur

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Comprendre la douleur

La sensation de douleur est le fait de la propagation d'un influx le long de fibres nerveuses spécifiques vers diverses aires du cerveau. La multiplicité des ces projections explique la part incontestable de l'émotionnel dans le ressenti de cette douleur. De nombreux mécanismes de régulation périphériques et centraux peuvent influencer la perception de la douleur.

 

LA DOULEUR AIGUË

C'est un signal d'alarme relatif à un événement pouvant nuire à l'individu, c'est un signal utile et nécessaire. Cette sensation désagréable entraîne diverses réactions qui vont être mémorisées :

  • Réactions physiologiques (palpitation, transpiration, .)
  • Réactions émotionnelles (pleurs, peurs, anxiété, abattement.)
  • Réactions physiques (immobilisation, agitation.)
  • Réactions de l'entourage.

Entrent encore dans le vécu de la douleur:

  • Des composantes culturelles et ethniques.
  • Des composantes d'ordre religieuses.
  • Des facteurs socio-économiques. (Entre l'artisan qui ne peut cesser son travail et la personne dont la fonction lui permet un arrêt de maladie, la douleur sera vécue différemment)

Selon l'association internationale de l'étude de la douleur, la douleur est définie comme "une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée a une lésion tissulaire existante ou potentielle ou décrite en termes d'une telle lésion »

 

LA DOULEUR CHRONIQUE

La douleur chronique est définie par une souffrance évoluant depuis plus de trois mois, et ne doit pas être confondue avec la persistance d'une douleur aiguë. Elle est elle-même une maladie qui doit être traitée en même temps que la cause de la douleur doit être recherchée.

Elle peut être liée :

1°. Au passage à la chronicité des stimulations douloureuses.

Du fait des réactions décrites plus haut, cela entraîne des phénomènes de sensibilisation avec :

  • Diminution du seuil d'activation ou de réponse par la douleur à une stimulation (c'est par exemple souvent le cas dans les colopathies fonctionnelles).
  • Augmentation de l'intensité de la réponse douloureuse à ladite stimulation.
  • Réponse douloureuse spontanée sans réel motif.

2°. À des lésions du système nerveux

À n'importe quel étage, que ce soit périphérique (par exemple les neuropathie du diabétique ou les douleurs suivant un épisode de zona) ou central. La douleur est une expérience subjective qui appartient au patient, conditionnée par le vécu, les expériences douloureuses antérieures, l'entourage, et que nul autre ne peut juger. Une douleur dépourvue de lésion objective est aussi légitime qu'une douleur physique ! Son retentissement sur le sujet peut être tout aussi intense et mérite légitimement d'être traité. Dans ce cadre, l'homéopathe peut agir sur maints aspects, principalement en agissant sur la cause de la douleur comme tout médecin qui se respecte, mais également en ramenant la douleur à un niveau acceptable physiquement et moralement.  

Modifié le: 
10/10/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 14/10/1999

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

La référence en homéopathie, phytothérapie et médecines complémentaires depuis 1999