La Chélidoine, CHELIDONIUM MAJUS, une médicinale de printemps

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Fleur de chelidoine

La Chélidoine est une souche homéopathique qui fleurit de fin mars à la fin de l'été.

Elle fait partie de nombreuses formules homéopathiques dédiées au drainage hépatique.

C’est bon, c’est de saison ! Peut-on également dire cela en phytothérapie ou en homéopathie ? ou De quel médicament homéopathique ais-je besoin ?
Il suffit parfois de regarder autour de soi !

  • Le pissenlit arrive en fin d’hiver et au début du printemps, et c’est un merveilleux draineur hépatique, idéal au sortir de l’hiver pour faire son nettoyage de printemps !
  • L’églantine est prête à consommer (à condition d’en connaître les recettes) à la fin de l’automne et en hiver, et c’est un médicament idéal pour se prémunir des affections hivernales.

Et que dire de la chélidoine dont c’est la pleine saison ?

Comme toujours début mai, on se balade en forêt à la recherche du brin de muguet qui va enchanter selon le cas notre intérieur, ou notre jardin, si comme moi, vous le prenez avec son bulbe et un peu de terre pour le replanter dans un endroit approprié de votre jardin.

Et c’est ainsi qu’en cette frisquette journée de premier mai, je me suis trouvée devant un parterre de … chélidoines, ces très jolies et discrètes fleur jaunes qui s’étagent en un délicieux désordre. C’est l’une des plantes du printemps par excellence, de ces plantes communes qui « fleurissent avec l’arrivée des hirondelles » comme le disait Pline. Elle colonise les bords des chemins, les fossés, les murets et les sous-bois peu ombragés.

 

La Chélidoine - CHELIDONIUM MAJUS

Du grec KHELIDON, Hirondelle ou Passereau qui revient au Printemps (la plante fleurit effectivement à la saison des hirondelles).

Noms populaires

Herbe du diable - Lait de démon - Herbe aux verrues, aux hirondelles - Grande Eclaire, suite à une renommée ancienne en ophtalmologie.

Elle fait partie de la famille des Papaveracées, tout comme le pavot, le coquelicot, et les délicieuses Escholtzias ou pavot de Californie qui ornent les jardins. Sa floraison est continue, du printemps à la fin de l’été.

Les anciens attribuaient à la Chélidoine toutes les vertus, entre autres, de rendre l'ouïe aux sourds, la vue aux aveugles et la parole aux muets, de dissoudre les verrues, de donner l'éternelle jeunesse. Tombée dans le plus profond oubli depuis le Moyen-âge, Chelidonium fut un peu réhabilitée à la fin du 19è siècle (diurétique, laxatif) par son action sur le système lymphatique, d'où l'intérêt en tant que dépuratif dans les engorgements des glandes et des affections cutanées chroniques. Les Alchimistes l'utilisaient beaucoup, et voyaient dans ses grosses racines jaunes, un précurseur de la pierre philosophale, et faisaient dériver CHELIDONIUM de COELI DONUM "Don du ciel".

Attention, la Chélidoine est une plante toxique par voie orale, et elle ne doit s’utiliser qu’en dilution homéopathique.

Composants principaux de la plante

  • Alcaloïdes, jusqu’à 2 %, surtout dans les parties souterraines.
  • Le latex qui s'échappe quand on casse la tige de la chélidoine contient un alcaloïde, la coptisine, qui possède des propriétés antimitotiques d’où sa réputation de faire disparaître les verrues et les cors, et son surnom d'«herbe à verrues».

Propriétés

  • Antispasmodique (se rapproche par sa constitution chimique et son action physiologique de la papavérine);
  • Analgésique;
  • Diurétique;
  • Cholérétique;
  • Hypotenseur;
  • Coricide, vermifuge, purgatif.

Indications

Indications en homéopathie 

Chelidonium majus est admis, sur un plan toxicologique, à partir de la 2DH.

  • Augmente la sécrétion pancréatique.
  • Aide le pancréas à digérer les protéines et les lipides.
  • Action spasmolytique sur la musculature lisse de l'intestin et des voies biliaires.
  • Effet cholagogue.
  • Évite la formation des calculs biliaires.
  • Détoxiquant lymphatique, favorise l'assimilation des aliments au niveau des villosités intestinales.

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Indications en phytothérapie 

Attention, Chelidonium majus est une plante toxique ; la seule indication en phytothérapie est la voie externe avec l’application directe du suc sur les verrues.

Indications en médecine anthroposophique

La médecine anthroposophique reconnaît à CHELIDONIUM MAJUS des vertus en ophtalmologie dans le cadre de la sécheresse oculaire. Dans certains pays européens, l’on peut trouver un collyre à base de CHELIDONIUM MAJUS en 4 DH pour cette indication.

Modifié le: 
03/05/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 3/05/2018
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