J’allaite et je suis fatiguée, Homéopathie et phytothérapie



Traitement homéopathique de la fatigue lors de l’allaitement
On est déjà fatiguée par la fin de la grossesse, l’accouchement a été un marathon, on est submergée par les émotions, mais … point de repos, bébé est là !
Si l’allaitement est une chose parfaitement naturelle et coule de source pour certaines, il peut ne pas se passer aussi bien que prévu. Pour ce qui est du « mode d’emploi », positionnement du bébé, mise au sein, fréquence des tétées, … La sage-femme vous accompagnera, et des associations sont là pour vous aider.
Et pour la fatigue ?

L’allaitement fatigue, VRAI ou FAUX ?

FAUX ! L’allaitement en soi ne fatigue pas ; ce qui fatigue, ce sont les suites de la grossesse et de l’accouchement, l’éventuelle anémie et surtout ce changement de vie et le manque de sommeil.

Cette fatigue est surtout importante au cours des premières semaines, et c’est normal. On ne se laisse pas assez le temps de cette intimité avec le nouveau-né, il faut s’occuper du reste de la fratrie, des courses, du ménage, … C’est le temps de la récupération nécessaire après la grossesse et l’accouchement. Le niveau de fatigue est généralement modéré juste après la naissance, il culmine à 3 semaines, puis diminue ensuite entre 3 et 6 semaines.

Il est par ailleurs connu que les femmes qui allaitent ont une meilleure qualité de sommeil, et que leur capacité à se détendre est favorisé ; cela est notamment lié à la production d’ocytocine et de prolactine.

Les possibilités en homéopathie

Il s’agit principalement de traiter la fatigue post-accouchement.

  • CHINA RUBRA : C’est un médicament qui agit entres autres sur les hémorragies en général ainsi que leurs conséquences. Il est donc tout à fait indiqué dans les suites de l’accouchement. À prendre durant la semaine qui suit l’accouchement, par exemple en 7 CH à raison de 3 granules. Si l’allaitement se prolonge, il peut être pertinent de le poursuivre à raison de une dose ou 10 granules en une prise, en 9 CH, une fois par semaine.
  • ARNICA MONTANA : l’accouchement est une épreuve physique, et si l’accouchement a été physiquement et même moralement éprouvant, il est intéressant de le prendre en même temps que CHINA, en 7 CH, 3 granules matin et soir pendant une semaine.
  • KALIUM PHOSPHORICUM : lorsque la fatigue s’accompagne de troubles de la concentration, de difficultés à dormir malgré un gros besoin de sommeil, en 15 CH une dose ou 10 granules en une prise une fois par semaine.

La phytothérapie

Par mesure de précaution, la phytothérapie n’est pas recommandée durant l’allaitement au cours du premier mois. Par la suite, il est impératif d’en parler au médecin traitant ou au pédiatre.

Une exception, les tisanes favorisant l’allaitement et dont les plantes sont inoffensive pour le bébé ; au contraire, elles vont éveiller contribuer à la diversification du goût du lait maternel.

Les principales plantes galactogènes sont :

  • Le fenouil
  • Le carvi
  • L’anis
  • Le cumin.

Demandez conseil à votre pharmacien, nombre de laboratoires spécialisés proposent ces plantes en des formules dédiées.

Pour ce qui est de la fatigue proprement dite, on peut penser à l’avoine, AVENA SATIVA que l’on prend généralement en teinture-mère. Un moyen simple d’éviter l’alcool contenu dans cette forme pharmaceutique : les flocons d’avoine que l’on peut consommer sous forme de porridge ou dans un muesli. C’est une plante très reconstituante dont les effets adaptogènes sont reconnus.

L’allaitement en soi ne fatigue pas ; ce qui fatigue, ce sont les suites de la grossesse et de l’accouchement, l’éventuelle anémie et surtout ce changement de vie et le manque de sommeil. CHINA, ARNICA, KALIUM PHOSPHORICUM …