Homéopathie : terrain, constitutions et diathèses



Les bases du traitement de terrain en homéopathie
Deux notions peuvent se dégager de l’observation de l’homéopathe : celle de constitution, véritable reflet de l’architecture de la personne, et celle de diathèse, sur laquelle se fonde le mode réactionnel.

Constitutions

Elle représente le patrimoine du sujet ; elle est à la fois héréditaire mais aussi remaniée en permanence par nos expériences personnelles, pathologiques ou non. Trois types de sels sont présents, en proportions variables dans nos tissus, les carbonates, les phosphates, et les sels fluorés. La dominante de l’un ou de l’autre va déterminer un type de constitution. Certains auteurs mentionnent encore la silice en tant que quatrième constituant influent. On peut ainsi distinguer :

Diathèses

On les définit comme des prédispositions à développer certains types de maladies, des manières de réagir à des stress. On distingue ainsi.

Constitution (reflet de l’architecture du patient) et diathèse (mode réactionnel), 2 notions fondamentales en homéopathie

  • La psore.
  • Le tuberculinisme.
  • La sycose.
  • La luèse.
  • Le cancérinisme.

La psore

  • Elle résulte d’une auto-intoxication chronique par abus divers : alimentaires, médicamenteux, sédentarité.
  • Le sujet élimine vers le dehors, de manière centrifuge, et présente des symptômes dermatologiques, eczéma, prurit, transpiration, .
  • On trouve une logique d’alternances : à une pathologie (comme l’eczéma, par exemple) en succède une autre (comme l’asthme). Il sera sujet aux pathologies métaboliques comme l’hypercholestérolémie, l’excès d’acide urique.

Les remèdes homéopathiques type sont : LYCOPODIUM, NUX VOMICA, SULFUR, PSORINUM.

Le tuberculinisme

  • Il est souvent lié à la constitution phosphorique.
  • Fragile, instable et fatigable, notre sujet risque les déminéralisations et la déshydratation.
  • On retrouve fréquemment une fragilité hépatique, une sensibilité au froid sur le plan des affections rhino-pharyngées, des faiblesses articulaires avec douleurs de croissance.
  • Cette diathèse est souvent retrouvée chez l’adolescent.

Les remèdes homéopathiques type sont : TUBERCULINUM, NATRUM MURIATICUM, SEPIA, CALCAREA PHOSPHORICA, et l’on peut ajouter SILICEA.

La sycose

  • Elle est marquée par une tendance à la rétention et à l’engorgement.
  • Sur le plan cutané et muqueux, on retrouve verrues et condylomes, ainsi que de la cellulite, sur le plan psychique, des angoisses et une tendance à la névrose obsessionnelle, les infections deviennent chroniques, surtout au niveau ORL (sinusites) et génital.
  • Les sujets souffrent volontiers de leurs articulations qui s’empâtent, et les symptômes sont presque constamment aggravés par temps humide.

Les remèdes homéopathiques type sont : THUYA, MEDORRHINUM, DULCAMARA, RHUS TOXICODENDRON, NATRUM SULFURICUM.

La luèse

  • Elle est marquée par l’instabilité, l’agitation, la tendance à la destruction.
  • Sur le plan physique, on retrouve une tendance à l’ulcération (ulcères gastriques, aphtes). Les articulations sont fragiles et la majorité des douleurs sont aggravées la nuit.

Les remèdes homéopathiques type sont : ARGENTUM NITRICUM, MERCURIUS SOLUBILIS, AURUM METAL, CALCAREA FLUORICA, LACHESIS.

Le cancérinisme.

  • Cette diathèse décrit un sujet, qui selon son aspect physique est susceptible de développer un cancer.
  • Les remèdes de fond sont variés, et le rôle de l’homéopathe consiste en une surveillance particulière, sans toutefois alarmer le patient et à drainer les organes déficients (foie, rein, peau, estomac.) avec des remèdes adaptés.
  • Sur le plan physique, la peau est terne et semble sale, les veines deviennent apparentes, les ongles sont durs et épais, des fissures se forment à la commissure des lèvres. Les tumeurs bénignes (verrues, condylomes) se multiplient.