Comportements boulimiques et homéopathie

pulsatilla

Ou comment maîtriser ses pulsions alimentaires avec l'homéopathie

Pour certains, il s'agit d'un appétit vorace, pour le plaisir de manger, d'enfourner, voire de déglutir. Pour d'autres, un plaisir lent, gourmand, sorte de compensation. Dans les deux cas, il est question d'oralité exacerbée. La bouche serait, selon Freud, la première zone érogène. Lors de périodes de frustrations et de tension, le plaisir oral devient une réponse à l'angoisse et un remède à la souffrance.

Ce que l'homéopathie peut apporter : 

Difficile souvent de différencier la faim et l'envie de manger.

POSOLOGIE : Les remèdes suivants, en une prise par jour en moyenne à haute dilution (9 CH) par 5 granules, de préférence le matin pourront aider celui ou celle qui s'y reconnaît.

Je mange pour le plaisir

  • SULFUR : son appétit pour la vie se retrouve dans son assiette, où cet amateur de repas balzaciens exprime pleinement son extraordinaire aptitude à jouir.

Boulimie par compensation

  • PULSATILLA: chez un sujet au caractère sensible, aux symptômes variables et changeants. On décrit le plus souvent comme un sujet féminin, timide doux et sensible, émotif, rougissant et pleurant facilement. Elle calme ses angoisses et sa peur d'être abandonnée par les douceurs. Auto consolation, elle recherche les aliments doux, sucrés, crémeux. gâteaux et pâtisseries. Ceux-ci sont consommés la plupart du temps en dehors des repas. Aggravation nette la semaine précédant les règles.
  • CALCAREA CARBONICA: boulimie pour se rassurer ! Il mange de trop, attiré par les choses lourdes indigestes et sans grande saveur, du lait, des laitages, des œufs, du pain. il ne perdra du poids que si on lui supprime ces laitages.
  • GRAPHITES: son métabolisme est ralenti, cela rappelle l'hypothyroïdie, son psychisme est également ralenti, fatigué, il compense en mangeant et, compte tenu de son insuffisance glandulaire, il prend d'autant plus de poids.

La gloutonnerie

  • LACHESIS: la plupart du temps au féminin ; elle mange vite et beaucoup et peut, sur le même mode s'orienter vers l'alcool. À tester absolument pour celles et ceux qui ne résistent ni à une deuxième assiette, ni à un deuxième verre. Le plaisir ici réside dans la déglutition, vite et beaucoup.
  • ANTIMONIUM CRUDUM : gros mangeur, souvent de mauvaise humeur, surtout quand son assiette est vide ou en attendant le repas, et qui présente de fréquents problèmes de peau.

Je stresse donc je mange

  • NUX VOMICA : avec un goût immodéré pour la bonne chair et les abus en tout genre chez un sujet stressé et sédentaire. Il ou de plus en plus elle recherche les mets relevés, les excitants, le café, le tabac.
  • ANACARDIUM ORIENTALE : Tous mes maux, tous mes soucis, tous mes états d'âme sont améliorés lorsque je mange. Je mange lorsque je suis fatigué, lorsque je suis en colère, lorsque je déprime, je mange parfois sans m'en rendre compte. C'est l'un des médicaments les plus utiles dans les conduites addictives. Mais il peut aller plus loin dans cette logique puisqu'il peut être prescrit dans d'autres logiques de désintoxication ; au tabac, par exemple.

Je ne m'aime pas, donc je mange

  • SEPIA : souvent au féminin, la boulimie constitue chez elle une forme d'autopunition. C'est l'un des principaux médicaments de terrain des anorexies-boulimies. Il y a nombre d'autres possibilités : explorer
  • LYCOPODIUM
  • CINA
  • AURUM METALLICUM
  • MEDORRHINUM
  • THUYA

 

Modifié le: 
11/10/2017
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 1/12/2016

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

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