Homéopathie et antibiorésistance



Antibiorésistance, l’homéopathie en première intention
Les antibiotiques sont, à l’origine, des molécules naturellement synthétisées par des microorganismes pour lutter contre des bactéries concurrentes de leur environnement.
Leur remarquable efficacité a induit leur utilisation massive et répétée en santé humaine et animale . Cela a créé une pression de sélection sur les populations bactériennes, entraînant l’apparition de souches résistantes.

Nous savons désormais que les cures abusives et prolongées d’antibiotiques entraînent des résistances, des allergies, des fatigues prolongées.

Pour détruire un microbe pathogène, l’antibiotique touchera également toute une population bactérienne indispensable à notre équilibre, également sensible à ce médicament. Il faudra des mois pour rétablir une flore intestinale fonctionnelle.

L’antibiorésistance

Les antibiotiques ont sauvé des millions de vies au cours des XXe° et XXIe° siècles, mais leur large prescription et leur utilisation abusive en agro-alimentaire ont compromis leur efficacité.

  • Selon le rapport « Vaincre la résistance microbienne » rendu public le 12 juin 2000 par l’OMS, certaines maladies guérissables, de l’angine à l’otite en passant par la tuberculose risquent de devenir incurables.

Dans les pays riches, on constate de nombreuses sur prescriptions de la part des médecins sous la pression des malades, et surtout des laboratoires pharmaceutiques. L’utilisation abusive des antibiotiques est à l’origine d’un phénomène de pharmaco résistance. Des modifications génétiques peuvent permettre à certaines souches bactériennes d’échapper à l’action des antibiotiques.
Dans les pays pauvres, faute de moyens, les patients ont tendance à se rabattre sur des médicaments contrefaits, obtenus au marché noir. De telles pratiques entraînent une destruction des germes les plus faibles alors que les plus résistants survivent et se reproduisent.

2017 : le classement de l’OMS

En février 2017, l’OMS a publié une liste de bactéries résistantes représentant une menace à l’échelle mondiale.

  • A. baumannii, P. aeruginosa et les entérobactéries productrices de bêtalactamases à spectre élargi (BLSE) représentent ainsi une urgence critique car elles résistent à un grand nombre d’antibiotiques.
  • Six autres bactéries, dont Staphylococcus aureus, Helicobacter pylori (ulcères de l’estomac), les salmonelles et Neisseria gonorrhoeae (gonorrhée), représentent une urgence élevée.
  • Enfin, pour Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae (otites) et les Shigella spp. (dysenterie), l’urgence est modérée.

Pour préserver le plus longtemps possible l’efficacité des antibiotiques disponibles, il faut réduire leur consommation :

  • Distinguer les infections virales (qui ne nécessitent pas d’antibiothérapie) des infections bactériennes
  • Choisir un antibiotique pertinent en utilisant par exemple des tests rapides de détection de la résistance à certains antibiotiques.
  • Adapter la cure aux besoins en la réévaluant dans les 48-72 heures avec les résultats du laboratoire.
  • Autre pratique épinglée par l’OMS, l’usage abusif des antimicrobiens en agro-alimentaire contribue au développement du phénomène de résistance. La moitié de la production d’antibiotiques sert au traitement des animaux, à favoriser la croissance du bétail et de la volaille ou aux traitements des cultures contre des organismes nuisibles.
  • L’abus de désinfectants et de savons antiseptiques a également des conséquences graves : Qu’est-ce qui empêche les microbes les plus virulents de tout envahir ? La présence de bactéries inoffensives en compétition pour les mêmes ressources. Une propreté exagérée rompt cet équilibre.

Non seulement la plupart des bactéries sont inoffensives, mais elles sont aussi indispensables au développement du système immunitaire des bébés. Durant la première année de sa vie, un enfant doit absolument être exposé à un grand nombre de microbes. C’est lors de cette épreuve qu’il développe les anticorps qui lui permettront de combattre des maladies plus sérieuses plus tard dans sa vie. Par ailleurs, si le système immunitaire n’est pas assez stimulé, le bébé risque de développer des allergies ou de l’asthme.

La médecine conventionnelle combat l’infection, l’homéopathie soigne la personne infectée

Il existe, chez toute personne saine, un système immunitaire capable de faire face aux agressions microbiennes, qu’elles soient bactériennes, virales ou parasitaires. Lorsque l’équilibre est rompu, du fait d’une fatigue, de conditions climatiques défavorables, d’un stress, l’agent pathogène prend le dessus.

La thérapeutique homéopathique :

  • Elle consiste à rétablir l’équilibre face aux agents infectieux.
  • Dans les infections graves, elle complètera à merveille les antibiotiques judicieusement choisis, et potentialisera leur action.
  • Dans les infections aiguës, elle suffit souvent à elle seule, en complément de mesures hygiéno-diététiques, à rétablir la situation.
  • Dans les infections chroniques, elle agit durablement, en douceur et en profondeur pour corriger le terrain.

Pourquoi s’orienter vers l’homéopathie?

S’orienter vers l’homéopathie permet, pour le médecin comme pour le patient, de prendre en compte la dimension écologique de l’organisme, et sa place dans un plus vaste écosystème.

Économiser les antibiotiques et les réserver aux maladies les plus graves, renforcer au lieu de détruire.

Dans le domaine des maladies infectieuses, l’homéopathie rend d’immenses services.

La médecine actuelle combat l’infection, l’homéopathie soigne la personne infectée : rétablit l’équilibre, complète l’antibiothérapie…