Homéopathie

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Granules d'homéopathie
Un dossier complet sur l'homéopathie, définitions, fabrication, usages et indications, posologies.
Le mot homéopathie est dérivé des mots grecs "homoios" ( similaire ) et "pathos" (la souffrance). C'est le procédé thérapeutique qui traite la maladie à l'aide d'un moyen qui cause des symptômes similaires chez la personne en bonne santé.

SOMMAIRE

 

Qu'est-ce que l'homéopathie ?

L'homéopathie est une méthode thérapeutique qui repose sur trois principes fondamentaux :

  • La similitude,
  • Le principe de dilution-dynamisation,
  • La globalité.

La similitude

Un produit provoque des lésions. Ce même produit, préparé selon les processus pharmaceutiques spécifiques sera capable de traiter un malade qui présente des lésions de même type. Par exemple :

  • Une piqûre d'abeille provoque un oedème, une rougeur, et des douleurs brûlantes soulagées par le froid.
  • En homéopathie, APIS MELLIFICA, préparé à partir de l'abeille entière soulagera les œdèmes rosés, chauds, soulagés par les applications froides, quelle que soit leur origine : infectieuse (angine par exemple), rhumatismale (arthrite par exemple), piqûres d'insecte....

Lors de sa consultation, l’homéopathe compare le tableau toxicologique d’une substance aux symptômes et signes présentés par son patient. Si ces deux tableaux coïncident il prescrira cette même substance diluée et dynamisée, .
Quelques exemples :

Les effets de la substance

Le médicament

Les pathologies traitées

Piqûre avec douleur et œdème rosé soulagé par le froid

APIS MELIFICA, l’abeille

Toute pathologie, angine, pathologie articulaire, … avec œdème inflammatoire présentant les mêmes caractéristiques.

Insomnie, accélération du rythme cardiaque

COFFEA, le café

Troubles de l’endormissement, palpitation, par extension, certaines formes d’hyperthyroïdie, …

 

Les dilutions-dynamisation

À l’origine, Samuel Hahnemann, fondateur de l’homéopathie, n’a diminué les doses que pour éviter les risques toxiques, puis il a découvert que certaines propriétés apparaissaient à mesure que la souche était diluée.

Il s'agit du mode de préparation des remèdes homéopathiques, qui consiste à diluer la substance souche dans un volume de liquide, et ce, plusieurs fois en fonction de la dilution souhaitée. Entre chaque dilution, le mélange obtenu doit être agité une centaine de fois ; c'est la succussion. Le principe associant dilution/succussion est appelé dynamisation. Il existe plusieurs modes de préparation.

Si l'on prend l'exemple d'un végétal :

  • La dilution centésimale Hahnemanienne (CH), où la teinture-mère est dilué dans 99 fois son volume de liquide, on l'agite, on obtient une solution à 1 CH (soit 1%), on prélève une goutte de cette solution que l'on dilue dans 99 fois son volume de liquide, on l'agite, on obtient une solution à 2 CH, et ainsi de suite jusqu'à obtenir le degré de dilution souhaité.
  • La dilution décimale Hahnemanienne (DH), où la teinture-mère est dilué dans 9 fois son volume de liquide, le reste du procédé étant le même ; on obtient des solutions titrées en DH. Les premières dilutions utilisées par Samuel Hahnemann était des décimales ou DH
  • La dilution Korsakovienne : on utilise un flacon unique pour la préparation ; on jette le contenu du récipient, on peut considérer qu'il reste environ 1% de la teinture-mère initiale. Si l'on rempli à nouveau le récipient, on obtient la 1K. Cette méthode permettrait d'obtenir des remèdes d'action plus globale que par les dilutions Hahnemaniennes.

Pour les substances insolubles dans l'eau, on utilise le principe du mélange dans du lactose, jusqu'à obtenir un mélange soluble dans un mélange d'eau et d'alcool.

Les correspondances entre les dilutions Hahnemaniennes et Korsakoviennes

Dilutions Décimales

TM

D1

D2

D3

D4

D5

D6

 

 

 

 

 

 

Dilutions centésimales

TM

 

1CH

 

2CH

 

3CH

4CH

5CH

6CH

7H

9H

12H

Dilutions Korsakoviennes

TM

 

 

 

 

 

3K

6K

30K

100K

200K

5 000 K

10 000 K

 

  • La distinction CH/DH est primordiale pour les très basses dynamisation.
  • D'un point de vue thérapeutique, on considère qu'au delà de la 7ème dynamisation, les CH sont équivalents aux DH.

La globalité

L'homéopathe ne considère pas la maladie ou la lésion, mais le malade dans son ensemble. L'homéopathie est un traitement de l'homme malade et non de la maladie. Un rhume chez deux malades différents aura certainement deux traitements différents.

La prescription du médicament doit être fondée sur la globalité des signes dans une approche précise et exhaustive. L’homéopathe considère le symptôme dans son contexte, et les signes annexes sont tout aussi importants pour la prescription, et il prend également en compte ce que l’on nomme modalités (circonstances qui aggravent ou améliorent).

L’histoire de la maladie, événements déclenchants, circonstances climatiques, ambiance psychologique, ainsi que la biographie générale du patient conditionnent également la prescription.

De quoi sont faits les médicaments homéopathiques ?

  • De végétaux.
  • De substances animales.
  • De substances minérales.
  • De substances d'origine humaine.
  • De substances de synthèse : des médicaments par exemple, retraités de façon homéopathique.

Les formes galéniques

Le médicament homéopathique existe sous maintes formes galéniques ; principalement :

  • Les granules, petites billes faites d’un mélange de saccharose et de lactose, imprégnées de la solution liquide finale issue de la dilution, présentés dans des tubes en contenant environ 80.
  • Les globules, micro billes faites d’un mélange de saccharose et de lactose, imprégnées de la solution liquide finale issue de la dilution, proposés dans des tubes plus petits en contenant environ 200. Dénommés doses, ils sont destinés à être absorbés en une prise unique.
  • Les poudres orales, anciennement nommées triturations sont faites de poudre de lactose utilisée pour diluer les substances insolubles.
  • Les solutions buvables en gouttes, elles peuvent être aqueuses ou alcoolisées.
  • Les solutions pour préparation injectable destinées à la voie sous-cutanée.
  • Les suppositoires.
  • Les ovules.
  • Les crèmes et pommades.
  • Les collyres.   

Voies d’administration

L’homéopathie s’administre historiquement par voie orale sublinguale. D’autres voies sont cependant couramment utilisées :

  • La voie rectale via des suppositoires
  • Gynécologique via des ocules
  • Ophtalmique via des collyres
  • Injectable sous-cutanée
  • Percutanée via crèmes, pommades et gels

Comment sélectionner un médicament homéopathique

L'homéopathe définit la maladie par plusieurs critères afin d'aboutir à la sélection du médicament idoine.

  • La nature du mal ou de la lésion.
  • Le type de douleurs s'il y a lieu "ça brûle, ça tire, ça pique... "
  • La localisation, les irradiations.
  • Comment la maladie est-elle apparue ? Brutalement, progressivement ?
  • Ce qui a déclenché, et dans quelles corconstances
  • Le rythme des manifestations : quotidiennes, annuelles
  • Les autres troubles qui accompagnent la maladie : digestifs, troubles du sommeil …
  • L'horaire des crises.
  • Les circonstances d'aggravation ou d'amélioration des symptômes : la chaleur, le froid, l'humidité, la pleine lune …..

Quelle dilution choisir ?

Nous pouvons distinguer :

  • Les très basses dilutions : de 1 DH à 5 DH
  • Les basses dilutions : 3, 4 ou 5 CH mais aussi 6, 8 ou 10 DH
  • Les moyennes dilutions : 7 ou 9 CH
  • Les hautes dilutions : 12, 15, 18, 22, 30 CH
  • Les très hautes dilutions : supérieures à 30 CH

En règle générale et sauf exception,

  • Les basses dilutions sont réservées aux pathologies aiguës, subites et qui évoluent rapidement. Dans le cas d’une affection aiguë, il ne sera pas rare de prescrire un médicament en 4 ou 5 CH à raison de 2 ou 3 granules toutes les 15-20 minutes, puis espacer en fonction de l’amélioration….
  • Pour les affections chroniques, les troubles plus profonds, les allergies, le médecin aura tendance à prescrire des hautes dilutions.

Il faut en premier lieu bien observer les symptômes. En fonction de la présence des critères observés, on peut sélectionner le remède.

  • Prenons l'exemple de la fièvre : mon enfant a pris froid en jouant dehors, le temps est sec. En rentrant, la fièvre grimpe rapidement, la peau est sèche, et il a soif d'eau froide. Il est anxieux et agité. Je vais sélectionner Aconit. Il s'agit d'un cas aigu, et il présente plusieurs signes présents dans le tableau de ce remède. Je vais donc pouvoir utiliser une dilution moyenne voire élevée : 9 à 15 CH. Dans ces cas aigus, je donne le médicament toutes les 10 minutes jusqu'à ce que l'état de l'enfant s'améliore. Rien ne m'empêche de lui donner un traitement allopathique pour sa fièvre (paracétamol) en même temps, celui-ci fait baisser la fièvre, mais Aconit pourra en plus faire avorter la maladie cause de la fièvre.
  • Dans les maladies aiguës,
    • si les symptômes observés sont peu nombreux, on utilise des dilutions moyennes ou basses.
    • Si les symptômes sont nombreux, si le tableau est complet, on utilise des dilutions plus hautes.

Pour les maladies chroniques,

  • on utilise les basses dilutions pour traiter en douceur un organe ; ceci s'appelle un drainage.
  • Une fois l'organisme préparé, on pourra utiliser les moyennes, voire les hautes dilutions pour mettre en place le traitement de fond. Cette décision appartient au médecin homéopathe qui seul peut juger du médicament à choisir, et ce en toute objectivité.

Comment prendre un traitement homéopathique

À quelle fréquence ?

  • Dans les pathologies aiguës, il faut prendre les médicaments homéopathiques très souvent, toutes les heures au minimum. Dès que les symptômes s'améliorent, il faut espacer les prises, trois ou quatre fois par jour, puis arrêter progressivement.
  • Dans les affections chroniques, les médicaments en basse dilution se prennent une à deux fois par jour, les remèdes de fond se prennent une fois par semaine, voire une fois par mois. Cette décision appartient au spécialiste.

Comment prendre les médicaments homéopathiques ?

  • Quelle que soit leur forme, granules, globules, comprimés, poudre, solution, il faut laisser fondre les remèdes sous la langue ; c'est la voie d'administration la plus simple, et la plus efficace.
  • La voie sous-cutanée par injection est rarement utilisée, mais a montré son intérêt dans certaines indications.
  • Les formes suppositoire sont également très efficaces.

Pour que l'absorption soit optimale par voie sublinguale,

  • Il faut que la bouche soit vierge de toute trace d'aliment ou de boisson.
  • L'idéal est prendre le médicament 10 minutes avant un repas ou 1 heure après. Ce délai est aussi valable pour la cigarette, le café ou toute autre boisson à l'exception de l'eau.

Pour les enfants avant un an

  • Il est préférable d'utiliser les médicaments sous forme de poudre orale (trituration), ou en solution aqueuse.
  • À défaut, on peut faire fondre les médicaments dans l'eau du biberon.

Dans les pathologies aiguës,

  • L'homéopathie doit soulager rapidement.
  • S'il n'y a pas d'amélioration au bout de 24 heures, cela signifie que le ou les médicaments étaient mal sélectionnés, ou que le malade a besoin d'une autre forme de thérapeutique.

Posologies

Quelle quantité prendre ?

L'homéopathie peut être prescrite à tous, nourrissons, enfants, femmes enceintes, animaux… Les dilutions et dosages sont les mêmes, quel que soit le poids et l'âge, à l’exception des gouttes orales.

  • Les granules : 3 à 5 par prise.
  • Les gouttes : la posologie dépend du fabricant, en effet le diamètre des compte-gouttes n’est pas standard, et la taille des gouttes peut varier du simple au double. Demandez conseil à votre pharmacien.
    Pour ce qui est des enfants, on admet communément la posologie de une goutte par année d’âge et par prise.
  • Les doses : 1 dose entière par prise.

À quelle fréquence prendre les médicaments homéopathiques ?

Dans les cas aigus

Il faut démarrer au plus vite, et prendre le ou les médicaments homéopathique à un rythme soutenu jusqu’à l’amélioration des symptômes.

Quelques exemples :

  • En cas de piqûre d’insecte avec douleur vive et œdème, APIS MELLIFICA en 5 CH, 3 granules toutes les 10 minutes, et l’on cesse dès que tout s’apaise.
  • Je me réveille avec une gorge très rouge et une fièvre à 38° 5. En attendant mon rendez-vous chez le médecin, je prends 3 granules de BELLADONNA en 5 CH et 3 granules de FERRUM PHOSPHORICUM 7 CH ensemble tous les ¼ d’heures, et à mesure que mes symptômes s’améliorent, je vais espacer les prises : toutes les 30 minutes, puis toutes les heures...

Dans les cas chroniques

Le ou les médicaments homéopathiques se prennent généralement à raison de 3 à 5 granules 2 à 3 fois par jour, avant les repas.

Pour ce qui est des doses homéopatiques, il faut bien sûr respecter les recommandations du prescripteur ; elles se prennent la plupart du temps une à deux fois par semaine.

Quand arrêter ?

Il faut impérativement espacer puis arrêter de prendre les médicaments homéopatiques dès que les symptômes s’améliorent, sinon, il y a risque de réactiver la maladie.

Quelle dilution choisir ?

La dilution définit à la fois la concentration du produit et les nombre de dynamisations effectuées entre chaque dilution.

On distingue :

  • Les très basses dilutions : de 1 DH à 5 DH
  • Les basses dilutions : 3 ; 4 ; 5 CH mais aussi 6 DH
  • Les moyennes dilutions : 7 ou 9 CH et pour les décimales, au-delà de la 6 DH
  • Les hautes dilutions : pour les centésimales : 12, 15, 18, 30 CH, et pour ce qui est des décimales, l’on peut considérer qu’au-delà de la 12 DH, les effets sont similaires aux dilutions centésimales : un médicament en 15 DH équivaut, sur le plan thérapeutique au même médicament en 15 CH.
  • Les très hautes dilutions : supérieures à 30 CH

La règle est la suivante plus l’ensemble des symptômes correspond au médicament homéopatique, plus on emploie une haute dilution.

Dans les maladies aiguës,

  • Si les symptômes observés correspondant au remède choisi sont peu nombreux, on utilise des dilutions basses, 4 ou 5 CH.
  • Si les symptômes sont nombreux, si le tableau est complet, on utilise des dilutions plus hautes, 7 à 15 CH.

Par ailleurs, plus le cas est aigu, plus on rapproche les prises.

Un exemple avec NUX VOMICA

  • Je le prendrai en 4 ou 5 CH (basse dilution), pour les rhumes clairs, les éternuements du matin, les douleurs d'estomac, la digestion paresseuse, les hémorroïdes et la constipation. 3 granules trois fois par jour.
  • En 7 à 9 CH (moyenne dilution) si des troubles du sommeil se rajoutent : difficultés d'endormissement, réveils nocturnes, hypersensibilité générale liée au stress, 5 granules matin et soir.
  • En 15 CH (haute dilution) si en plus je suis irritable, colérique, que je recherche les stimulants, café, tabac, voire alcool. 5 granules le matin.
  • J’ai un lumbago violent, je n’arrive pas à me tourner dans mon lit, la douleur me rend irritable, je prendrai NUX VOMICA en 9 CH, 3 granules tous les ¼ d’heure en attendant le médecin.

Pour les maladies chroniques

On utilise généralement les basses dilutions pour traiter en douceur un organe. Une fois l'organisme préparé, on pourra utiliser les moyennes, voire les hautes dilutions pour le traitement de fond. Ce dernier appartient au médecin homéopathe qui seul peut juger du médicament à choisir.

Contre indications

Il n'y en a pratiquement pas. Les hautes dilutions, lorsqu'elles sont adaptées peuvent aggraver les symptômes en début de traitement. Il ne faut pas, sauf exceptions, les employer en automédication. 

Les limites de l'automédication

L'homéopathie agit très rapidement dans les maladies aiguës. En l'absence d'amélioration, consultez sans attendre. Ne poursuivez pas un traitement s'il ne vous apporte aucune amélioration ; cela peut s'avérer dangereux.
N'interrompez pas un traitement allopathique  pour le remplacer par un traitement homéopathique et réciproquement ; ces deux médecines sont tout à fait compatibles et complémentaires.

Homéopathie et maladies graves

L'homéopathie peut tout à fait être employée dans les maladies graves : cancers, infections , hépatites…en complément de l'allopathie. L'homéopathie ne peut pas traiter à elle seule ces pathologies.
Par contre, il peut être très bénéfique d'utiliser les deux méthodes conjointement.
Elle permet une meilleure tolérance aux traitements classiques, et potentialise leurs effets. Une consultation chez un médecin homéopathe est indispensable.
Le raisonnement est le même pour les maladies chroniques telles le diabète ou l'hypertension.

Un peu d’histoire

Hippocrate (640 - 370 av. JC)
Sa thérapeutique repose sur deux principes :

  • « Primum non nocere».
  • Aider en toutes circonstances l'action spontanément favorable de la nature.

Il énonce en outre trois méthodes sur lesquelles devraient reposer la thérapeutique :

  • La « natura medicatrix» : c’est dans les ressorts cachés de la nature que se trouvent les ressources de la guérison. Le médecin doit aider la nature, lui permettre de guérir sans la contraindre, l’écouter, la connaître, et la respecter
  • L’opposition qui utilise la loi des contraires : donner au patient un médicament qui combat directement son mal.
  • L’aide qui se fonde sur la loi des semblables : donner au patient un médicament semblable au mal, mais à très petite dose, suscitant ainsi une réaction de l’organisme.

Paracelse (1493 - 1541)

Au début du XVIème siècle, Paracelse, alchimiste astrologue et médecin suisse, reprend dans son enseignement nombre de données issues de la médecine des semblables et met en valeur l’individualisation du malade, l’individualisation du médicament, et la loi de similitude. On lui doit l’expression simila similibus.

Samuel Hahnemann (1755 – 1843)

Le fondateur de l’homéopathie en tant que méthode thérapeutique est Samuel Hahnemann.

  • En 1790, il traduit la « Matière médicale » du Dr. William Cullen. Ce dernier mentionne des résultats paradoxaux selon les doses prescrites de quinquina. S. Hahnemann décide alors d’en absorber, et il constate les jours suivants l’apparition d’une fièvre intermittente. Il ajoute en note de la traduction de W. Cullen : « L’écorce péruvienne, qui est utilisée comme remède de la fièvre intermittente, agit parce qu’elle peut produire des symptômes similaires à ceux de la fièvre intermittente chez le sujet sain. ». Le principe de similitude évoqué par Hippocrate était remis à l'ordre du jour.
  • En 1796 à l'occasion de la publication d'un article en allemand, il invente l'homéopathie et commence à en mettre en pratique les principes thérapeutiques.
  • Il ne pratiquera réellement qu'à compter de 1800, période à partir de laquelle il expérimente d’autres substances comme le mercure, la belladone, l’arsenic, … et en arrive aux mêmes conclusions. Il commence à soigner certains de ses malades, en prescrivant des préparations en doses infinitésimales. Il garde et compile toutes ses observations. Il se dit qu'Hahnemann a découvert le principe de la dynamisation (agiter fortement le médicament entre chacune des dilutions) pour préparer un médicament homéopathique en constatant que les traitements administrés au domicile des patients étaient plus efficaces que ceux administrés dans son cabinet ; la seule différence : le trajet à cheval.
  • En 1810, il publie "L’Organon de l’art de guérir" dans lequel il développe les fondements de la théorie homéopathique.
  • Il rédige de 1811 à 1821 « La matière médicale pure » dans laquelle il détaille les réactions produites sur des individus sains par diverses substances testées, suivie en 1828 du « Traité des maladies chroniques ». Au final, il énonce les trois principes sur lesquels repose l’homéopathie : la similitude, l’infinitésimalité et la globalité
  • A compter de 1832 l'essentiel de ses oeuvres est disponible en France. S Hahnemann s'installera à Paris en 1835 ou il décèdera en 1843. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise.

La consultation chez un médecin homéopathe

La consultation chez le médecin homéopathe, sur un plan strictement technique, se déroulera comme chez tout médecin pour que le le diagnostic soit fait :

  • le malade sera examiné,
  • il bénéficiera si besoin d'examens complémentaires.

La particularité de la consultation réside dans la recherche du détail, tant sur le plan clinique qu'au niveau de l'interrogatoire. Le moindre signe clinique, facteur aggravant, ou déclenchant les symptômes a son importance.

L'homéopathe conçoit son patient comme un tout, la maladie actuelle n'étant qu'un épisode, reflet d'un mode réactionnel.

Quels sont les symptômes qui intéressent le médecin homéopathe ?

Un symptôme est formé de plusieurs éléments.

  • Une sensation, comme une douleur ou des fourmis ou encore un frisson. On peut aussi retenir un écoulement dans le cadre d'un rhume, ou un signe visible comme une rougeur.
  • Une localisation sur le corps.
  • Des modalités (ce qui aggrave le tableau, ce qui l'améliore) d'apparition, de disparition, horaires, de lieu, de position. Ces caractéristiques de l'observation sont communes à l'allopathie et à l'homéopathie, mais l'homéopathe les relève plus systématiquement que l'allopathe.
  • Les symptômes concomitants. Ce sont des modifications de l'état de la personne qui apparaissent en même temps que les symptômes de la maladie et qui la rendent si particulière chez une personne donnée. On relève des symptômes rares, particuliers, inhabituels. Le médecin cherche une souffrance concomitante à la maladie considérée, dans le domaine du physique comme du psychique.

C'est à partir des quatre composantes de la maladie, telles que les voit l'homéopathie, que le médecin cherchera, suivant les données de la loi de similitude, le ou les remèdes adaptés pour guérir
la maladie dont souffre le malade.

L'interrogatoire.

  • Il insiste dans un premier temps sur l'épisode le plus récent : début des troubles, ce qui a pu déclencher (coup de froid, choc affectif, abus de certains aliments.), ce qui aggrave (horaires, chaud,
    froid, .), ce qui soulage, les signes accompagnant l'épisode, même les plus farfelus (souvent les plus intéressants pour déterminer le ou les remèdes utiles).
  • Le médecin tente ensuite d'intégrer cet épisode à l'histoire (ou anamnèse) du patient. À cet effet, il doit pousser l'interrogatoire aux antécédents les plus lointains du patient, à ses habitudes de
    vie (sommeil, habitudes alimentaires, digestion, sexualité,
    tempérament.).
  • On tient compte dans la réalisation de ce tableau des modalités, c'est-à-dire l'ensemble des réactions globales du patient à divers stimulis : chaud, froid, excitants : thé, café, .orage, contrariétés.
  • Certains signes physiques aideront aussi le soignant à déterminer le remède :
    • Signes dermatologiques : verrues, couleur et texture de la peau, implantation
      des cheveux (disparition de la queue du sourcil pour graphites).
    • Localisation particulière des troubles, la latéralité
      des lésions (tel eczéma peut se développer
      plus particulièrement à droite, Lycopodium,
      ou telle angine se localise préférentiellement
      du côté gauche, Lachesis).
    • Comportement du patient au cours de la consultation : timidité, agitation,
      anxiété, autoritarisme.
    • Habillement, soin,

L'homéopathe recherchera ensuite la similitude la plus complète entre le tableau qu'il a observé et celui qui correspond aux remèdes homéopathiques qu'il connaît.

Il sera parfois nécessaire de recourir à plusieurs médicaments.

  • Soit parce que des remèdes complémentaires semblent être indiqués.
  • Soit parce que l'organisme est affaibli, et qu'un drainage d'organe est nécessaire.

Les dilutions

  • Dans les cas aigus, on recourt généralement aux dilutions homéopathiques moyennes ou basses, avec des prises rapprochées.
  • Dans les drainages d'organe, on recourt généralement aux dilutions homéopathiques très basses, en décimales surtout, et à la phytothérapie, organothérapie, lithothérapie.
  • Dans les cas chroniques, on recourt généralement aux dilutions hautes, avec des prises espacées.

On peut combiner ces trois figures avec par exemple un traitement de terrain hebdomadaire et un drainage quotidien.

Les différentes tendances ou écoles en homéopathie

Il existe trois tendances en homéopathie, soit les tendances unicistepluraliste ou complexiste. Ces tendances se démarquent notamment par des recommandations différentes.

  • Si un homéopathe vous suggère un remède unique à prendre en une seule fois, cela signifie qu'il est de tendance uniciste.
  • Par contre, si l'homéopathe consulté recommande une préparation composée de plusieurs remèdes à prendre en plusieurs fois, il est alors complexiste.
  • Les homéopathes pluralistes recommanderont à leurs patients plusieurs remèdes, généralement complémentaires les uns des autres, à prendre durant une période plus longue, soit quelques semaines. Ce dernier courant est le plus répandu, il s'agit des homéopathes pluralistes.

Les homéopathes unicistes

Ce sont en quelque sorte, les «puristes» de l'homéopathie et ils sont actuellement en minorité. Selon eux, la stratégie du médicament homéopathique unique, ou SIMILIMUM respecterait le principe selon lequel le remède prescrit doit être semblable à la personne dans son ensemble. La prescription d'un remède unique doit donc correspondre au patient ainsi qu'à ses symptômes. L'unicisme est un idéal que la majeure partie des homéopathes cherche à atteindre dans leur prescription si cela est possible. IL est indispensable, pour ce type de stratégie de s'adresser à un spécialiste ; en effet, nul n'a l'objectivité suffisante, ni le recul pour se soigner lui-même, ainsi que ces proches selon le principe uniciste. Pour se prévaloir d'une thérapie «uniciste», il est impératif de consulter un homéopathe car l'improvisation au niveau des prescriptions est fortement déconseillée. Pour trouver un homéopathe uniciste : annuaire des homéopathes uniciste

Les homéopathes pluralistes

Ils estiment de leur côté qu'il est souvent impossible pour un seul médicament homéopathique de répondre à l'ensemble des problèmes de santé d'une personne. Les homéopathes «pluralistes» recommanderont plutôt un ensemble de remèdes agissant en synergie. Il pourra s'agir d un remède de fond associé à un drainage, ou à un remède constitutionnel par exemple. Les différents granules choisis agiront de maintes façons, soit localement soit en profondeur. pour trouver un homeopathe : annuaire du Syndicat National des Médecins Homéopathes Français

Les homéopathes complexistes

Ils optent pour des prescriptions multiples, la plupart du temps en formules. Les médicaments homéopathiques en vente libre dans les pharmacies sont pour la plupart «complexistes», c'est-à-dire qu'ils se composent de plusieurs médicaments et sont à prendre à plusieurs reprises. Nombre de laboratoires proposent ainsi leur formule contre la grippe, les maux de tête, les troubles digestifs. La plupart d'entre elles ne sont qu'associations de médicaments actifs dans la pathologie ciblée, d'autres sont le fruit de l'expérience de génération d'homéopathe et la synergie d'action de leurs composants leur confère une efficacité remarquable. Il nous est impossible de citer de marque, demandez conseil à votre pharmacien. pour trouver un homeopathe : annuaire du Syndicat National des Médecins Homéopathes Français

 

Mon médecin m’a prescrit une préparation magistrale homéopathique

Que sont les préparations magistrales ?

On entend par préparation magistrale « Tout médicament préparé extemporanément (*) au vu d’une prescription destinée à un malade déterminé… ». (article L. 5121-1 du CSP) (*) l’adverbe « extemporanément » signifie « au moment du besoin », c’est à dire le contraire de « préparée à l’avance ». La préparation magistrale est donc une spécificité des pharmacies d'officine, réalisée dans un préparatoire, selon les Bonnes Pratiques de Préparation (BPP), ces médicament particuliers se déclinent sous plusieurs formes galéniques : des pommades (crèmes, lotions, émulsions), gélules de poudre, suppositoires, sachets. Pour pouvoir les réaliser, les pharmacies doivent bénéficier d’une autorisation délivrée par l’Agence Régionale de Santé.

La préparation magistrale, un choix résolument moderne

Aujourd’hui, de nombreux médecins ont recours à ce type de prescription. Elles ont un rôle majeur dans la santé car elles permettent, en l’absence du médicament adapté (inexistant ou indisponible) :

  • D'ajuster la posologie en fonction de l'âge ou du poids du patient (pédiatrie, gériatrie)
  • D’adapter la posologie en fonction d’une pathologie susceptible de modifier le métabolisme d'un principe actif, par exemple l’insuffisance rénale.
  • D'adapter la forme pharmaceutique : les enfants et les personnes âgées sont parfois incapables d'avaler un comprimé. La transformation en préparation magistrale liquide apporte alors une vraie solution.
  • D'associer plusieurs principes actifs pour une synergie d'action (érythromycine, Metronidazole...)
  • De palier à l'arrêt de la commercialisation d’une spécialité par un laboratoire.
  • De répondre aux attentes du patient en homéopathie, phytothérapie, aromathérapie pour lesquels principes actifs et dosages doivent être adaptés à chacun.

Un choix sûr

Les Bonnes Pratiques de Préparations (BPP) auxquelles se réfèrent les pharmacies, prévoient une sécurité et une traçabilité totale de toutes les préparations de médicaments (gélules, pommades, gels, solutions externes, solutions buvables, solutions ORL, suppositoires, ovules...) A l’officine, les préparations bénéficient de l'évolution de techniques qui offre une forme galénique stable, des dosages fiables, une administration facile permettant aussi une meilleure bio disponibilité du principe actif.

Quelques exemples de préparations magistrales

Les préparations magistrales pour les personnes intolérantes

La possibilité est donnée aux médecins de formuler des préparations magistrales adaptées à chaque personne souffrant d’hypersensibilité, d’intolérance ou d’allergie. Le médecin mentionne alors expressément la réalisation de la préparation magistrale sans excipient à effet notoire, sans lactose ou sans autres substances connues pour leurs intolérances ou allergies.

Les préparations magistrales dermatologiques en Pédiatrie

La possibilité est donnée aux pédiatres de formuler des préparations magistrales, adaptées à chaque enfant et à chaque pathologie :

  • Peaux sèches, atopie, psoriasis : préparation émolliente
  • Eczématides : préparation antiseptique (Dalibour)
  • Brûlures superficielles, lésions aiguës : préparation apaisante
  • Croûtes de lait : préparation kératolytique lavable à l’eau
  • Psoriasis : préparation kératolytique
  • Verrues : préparation kératolytique
  • Ichtyose : préparation hydratante, émolliente et kératolytique
  • Kératoses pilaires : préparation hydratante, émolliente et kératolytique

La possibilité de diluer les corticoïdes dans les préparations magistrales est particulièrement appréciée dans l’arsenal thérapeutique du médecin : tout corticoïde pommade ou crème peut se diluer jusqu’à 50% dans une préparation. Ces préparations sont également indiquées dans le soin des cuirs chevelus fragiles et sensibles ainsi que dans le traitement des croûtes de lait et les problèmes de prurit.

Les préparations magistrales sont-elles remboursées

Une préparation magistrale est un médicament au même titre qu'une spécialité et son remboursement est conditionné par son intérêt thérapeutique. Le médecin est seul juge et il s'engage sur l'intérêt médical de sa prescription en apposant la mention : « Préparation à but thérapeutique en l'absence de spécialité équivalente disponible». Cette mention permet sous certaine condition, la prise en charge de la préparation magistrale sous la responsabilité du médecin. Il existe des critères précis d'exclusion de remboursement et ce même en présence de la phrase du médecin. Les principaux étant : préparation phytothérapie (sous toutes les formes), d'oligo-éléments ou de vitamines, préparations cosmétiques. (Décret N°2006-1498 du 29 novembre 2006, Arrété du 20 avril 2007) Dr Pierre Cabret Pharmacie de l'Europe - Paris Consultez la liste des pharmacies adhérentes au SNPH (Syndicat National de la Préparation et de l'Homéopathie)

Pharmacovigilance, effets secondaires … et homéopathie

Définitions

La pharmacovigilance consiste en la surveillance du médicament une fois qu’il a été mis sur le marché.

Rappels en bas de page : la vie d’un médicament

La règlementation française, notamment via l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) s’assure que les médicaments soient développés très rigoureusement par les laboratoires ; c’est ce qui conditionne l’autorisation de commercialisation. Mais aucune étude aussi sérieuse soit-elle ne peut remplacer l’observation et la surveillance d’un médicament prescrit à des milliers de personnes ayant chacune ses caractéristiques (âge, pathologies associées,…). Un risque peut ne pas avoir été constaté pendant le développement du médicament et apparaitre une fois le produit commercialisé.

Le recueil des effets secondaires d’un médicament passe par la pharmacovigilance. 

Qui peut déclarer un effet secondaire ?

  • Les professionnels de santé, de ville ou de l’hôpital, médecin, pharmacien, dentiste, sage-femme, …
  • Les associations de patients
  • Les patients eux-même
  • Les laboratoires pharmaceutiques

La perte d’efficacité du médicament, les interactions avec d’autres médicaments, et un défaut de qualité peuvent également être signalés.

Où et comment signaler un effet secondaire

  • Chez le pharmacien
  • Chez le médecin
  • En appelant le laboratoire pharmaceutique, il est tenu d’enregistrer votre déclaration.
  • En appelant les centres de pharmacovigilance régionaux, la liste ici  ... 
  • Sur le site de l’ANSM ici ... 

Et l’homéopathie dans tout cela !

Le médicament homéopathique est un médicament comme les autres. Même s’il bénéficie d’un processus d’enregistrement particulier, à lire et le recueil des données concernant les effets secondaires repose sur le même principe.

Un médicament homéopathique peut-il produire des effets secondaires ?

Oui, et il s’agit la plupart du temps de ce que l’on nomme une pathogénésie.

Une « pathogénésie » désigne deux choses 

1°) Rappelons qu’un médicament homéopathique aura un effet thérapeutique sur une personne qui présente des symptômes similaires à ceux que présenterais une personne à laquelle on administre cette même substance.

Par exemple, COFFEA pourra traiter des troubles du sommeil semblables à ceux que présente une personne qui a bu du café. En effet, si un individu prend du café haute dilution, par exemple COFFEA 9 CH, il peut présenter des troubles du sommeil dans la ou les nuits qui suivent. Si cette même personne présente des troubles du sommeil, elle sera au contraire soulagée par COFFEA 9CH.

POUR RÉSUMER : dans ce cadre, la pathogénésie désigne les effets toxiques d’un médicament homéopathique chez une personne saine.

Cela s’observe si le médicament a été mal choisi, et dans certains cas, si la dilution employée n’est pas appropriée.

Il se peut donc qu’un médecin, un pharmacien ou le patient lui-même fasse une déclaration l’effet indésirable pour un médicament homéopathique à l’ANSM.

2°) Les pathogénésies désignent également l’expérimentation sur le sujet sain de substances à dosages homéopathiques, selon des protocoles rigoureux et en double aveugle. Elles sont généralement réalisées sur plusieurs semaines et font l’objet d’un rapport remis par les expérimentateurs, puis d’une synthèse qui recueille les symptômes statistiquement significatifs, mais également les signes isolés originaux. Elles sont complétées par la suite par les validations expérimentales, cliniques et critiques ayant fait l’objet d’un consensus. Le recueil de toute les pathogénésies constituent la matière médicale. 

Comment ces informations sont-elles traitées, comment pouvez-vous vous informer ?

L'ANSM analyse les signalements transmis et prend, si besoin, les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité des patients.

Elle publié régulièrement un Bulletin des Vigilances qui renseigne sur les actualités et les actions menées par l'ANSM.

Le statut des médicaments homéopathiques

Ils bénéficient de divers statuts réglementaires :

Ils peuvent avoir une AMM (Autorisation de Mise sur le Marché)

  • Il s’agit de médicaments avec indication 
  • D'un point de vue général, les critères d’octroi d'une AMM se basent sur
    • La qualité des matières premières (origine, nature) et du processus de fabrication,
    • L’efficacité, basée sur les résultats d’essais cliniques et l’évaluation du rapport bénéfice/risque,
    • Et la sécurité.
  • Les médicaments homéopathiques bénéficient dans ce cadre d’une procédure simplifiée les dispensant de fournir les résultats des essais précliniques et cliniques. Une AMM est valable 5 ans. Ce statut peut concerner le médicament homéopathique unitaire, mais également les formules homéopathiques.  

Ou bénéficier d’un Enregistrement Homéopathique simplifié dit EH

Les médicaments homéopathiques antérieurs à 1994, et faisant partie de la liste des 1163 souches dites SNC (Spécialités à Nom Commun) font l’objet depuis 2001 d’une « validation » par tranches dont le calendrier a été établi en 2001. Le demandeur doit justifier du « caractère homéopathique » de la souche sur la base de données bibliographiques.
Cette procédure comporte certaines contraintes :

  • Une interdiction de revendiquer des indications thérapeutiques
  • Une limitation aux formes externes ou orales (solutions buvables en gouttes, granules, globules, poudres orales, crèmes et pommades)
  • Un degré de dilution garantissant l’innocuité (dilutions supérieures ou égales au 1/10 000 de la teinture-mère, soit 4DH ou 2CH).

Ce statut peut concerner le médicament homéopathique unitaire, mais également les formules comprenant plusieurs souches homéopathiques, dites « complexes ».    

Certaines ordonnances de médecins comportent des prescriptions pour un malade déterminé n’entrant ni dans le cadre des médicaments avec AMM, ni dans celui des EH.

Il peut s’agir :

  • De formes galéniques particulières, comme les solutions injectables, les suppositoires ou les ovules.
  • De hauteurs de dilutions qui n’entrent pas dans le cadre de l’enregistrement simplifié et qui n’ont pas encore d’AMM, comme certaines teinture-mères.
  • De formules composées de diverses souches homéopathiques.

Dans ces différents cas, des pharmacies ou des laboratoires pharmaceutiques homéopathiques exécutent, sous réserve de faisabilité, des préparations magistrales pour le compte des pharmacies dans les conditions prévues par l’article L. 5125-1 du code de la santé publique.  

ANNEXE

La vie d’un médicament passe par plusieurs phases 

  • La phase de recherche
  • La phase de développement pré-clinique au cours de laquelle de déroulent les recherches en terme de toxicologie, l’expérimentation animale si elle a lieu, , de pharmacocinétique, …
  • La phase d’essais cliniques : c’est là que se déroulent les phases d’essai clinique

La phase 1 : il s’agit d’essais sur un nombre restreint de sujets sais, et sous contrôle médical strict. Une exception à cette règle, mes médicaments de cancérologie qui peuvent, en phase 1 être testés sur des sujets malades.

La phase 2 : les essais se font sur des patients, l’objectif est de tester l’efficacité du médicament et de définir la posologie optimale.

La phase 3 : les essais sont menés sur des populations larges de patients, et sont généralement réalisées en double aveugle.

  • La phase administrative : elle consiste en l’autorisation de mise sur le marché puis autres démarches en vue de la commercialisation
  • La phase de fabrication industrielle et de commercialisation. C’est là que la phase 4 des essais cliniques intervient, il s’agit du suivi à long terme du médicament. Elle consiste en des essais cliniques complémentaires, et du recueil et analyse des données de pharmacovigilance par le laboratoire pharmaceutique.
Modifié le: 
07/05/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 2/06/2017
La référence en homéopathie, phytothérapie et médecines complémentaires depuis 1999