Grossesse, émotions et homéopathie



Grossesse, aborder les difficultés émotionnelles avec l’homéopathie
Il est normal qu’une femme ressente des difficultés émotionnelles en cours de grossesse, surtout s’il s’agit du premier enfant, peur du changement, peur pour son corps qui se métamorphose, peur de l’accouchement… et ce d’autant que l’entraide entre femmes, notamment via le cercle familial, se délite dans notre société.
Le confinement que nous avons vécu et qui a imposé à nombre de femmes de vivre leur grossesse dans l’isolement a accentué ce phénomène.

Le contexte

Pour la primipare, fini l’insouciance, les soirées, les sorties : on passe du statut de jeune femme à celui de maman et le doute peut s’installer, « vais-je être capable, quelle va être cette nouvelle vie dédiée à cet enfant à venir, que va devenir mon couple, … » La taille de guêpe et les petites robes, c’était avant et il est normal de douter.

La multipare n’échappe pas à ses propres questionnements ; « vais-je pouvoir aimer ce nouvel enfant, me consacrer à lui autant qu’aux autres, et moi dans tout cela … ? »

Puis il y a la peur de l’accouchement à laquelle aucune femme n’échappe, pourquoi à ce moment là les copines, les mamans, les tatas racontent-elles leurs souffrances dans le menu détail ?

Les sages-femmes sont là pour aider lors d’entretiens et consultations dédiés, pour accompagner les mamans lors de toutes ces phases, et cela dès l’entretien précoce prénatal où peut s’exprimer toute l’ambivalence du début de grossesse. Aider la maman à accueillir son enfant, lui faire comprendre qu’elle peut déjà en prendre soin en lui parlant, en chantant pour lui, en veillant sur elle-même pour mieux veiller sur lui.

Les possibilités en homéopathie

Certains profils sont plus vulnérables, par exemple :

  • SEPIA OFFICINALIS, un médicament central de la grossesse, avec sa fatigue, sa tristesse, cette sensation que tout pèse
  • IGNATIA Ce médicament homéopathique conviendra à une maman émotive, hypersensible, d’humeur changeante, tristes, ruminant ses peines. Elle pleure, passe du rire aux larmes, baille ou soupire. C’est le médicament homéopathique qui aidera à passer le cap en cas de choc ou mauvaise nouvelle.
  • PULSATILLA, une femme sensible, émotive, qui pleure et rougit facilement ; elle a besoin d’être rassurée, entourée, cajolée, elle est très attirée par les douceurs et les sucreries. Il arrive fréquemment au cours de la grossesse qu’une future maman se sente abandonnée, seule au monde, elle réclame d’être entourée et consolée ; PULSATILLA pourra l’aider à passer ce cap.
  • À l’inverse, si elle présente les mêmes signes, mais redoute la compagnie et préfère s’isoler, NATRUM MURIATICUM pourra l’aider.

Si l’un ou l’autre des profils semble correspondre, prendre une dose par exemple en 15 CH puis observer.

N’hésitez pas à demander l’avis de votre sage-femme, il y a de fortes chances qu’elle soit formée en homéopathie.