Arnica montana en cardiologie et pathologies circulatoires

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Les indications méconnues d'ARNICA en cardiologie, coeur forcé du sportif, hypertension, AVC...

Le médicament homéopathique ARNICA MONTANA est préparé à partir d'Arnica Montana, l'arnica des montagnes. C'est une très jolie plante vivace à fleurs jaunes, dégageant une agréable odeur aromatique. On la nomme encore Bétoine des Montagnes ou Tabac des VOSGES. Le remède est préparé à partir de la plante entière recueillie au moment de la floraison, en Juillet Août.
C'est le premier médicament indiqué lors des meurtrissures, des contusions, des traumatismes divers et de leurs conséquences. Mais il est également le médicament de tous les états présentant les symptômes similaires à ceux provoquée par une meurtrissure ou par un traumatisme.

 

ARNICA MONTANA en cardiologie

  • Hypertension artérielle suite à l’effort, au surmenage : en 5 HC, deux prises par jour.
  • Douleurs angineuses à l’effort (en plus du traitement allopathique et en prévention) :
àà (en mélange) 4 CH, 3 granules toutes les heures au cours de l’effort
  • Troubles du sommeil chez le sujet cardiaque : en 4 à 5 CH, 5 granules au coucher.
  • Précordialgies chez l’intellectuel surmené : 7 à 9 CH trois prises par jour (en plus du traitement allopathique éventuel).
  • Cœur forcé du sportif : l'effort physique démesuré peut créer un état similaire au traumatisme avec courbatures intenses, sensation que le cœur est touché. Ce surmenage physique est une indication première d’ARNICA. En 5CH au décours de l'effort, 5 granules
  • L’accident vasculaire cérébral (AVC) : ARNICA est un des premiers médicaments indiqués : une dose en haute dilution. 
  • Les symptômes liés aux troubles capillaires : états ecchymotiques semblables à ceux résultant d'une contusion : marbrures, ecchymoses qui passent du rouge au bleuâtre et au jaunâtre, en 5CH, 3 granules 3 fois par jour.

 

arnicaAutres indications

  • Toutes les affections accompagnées d’une sensation de meurtrissure, de brisure, de courbatures. Tout le corps est endolori, comme s'il avait été battu, comme s'il était couvert de contusions.
  • Les états s’accompagnant d'une sensation d'extrême faiblesse allant jusqu'à la prostration. C'est un état que l’on peut retrouver après un traumatisme violent, après une extrême fatigue musculaire, mais aussi au cours de nombreuses maladies infectieuses aiguës.
  • Tout ce qui saigne facilement.
  • Les syndromes infectieux tels la fièvre typhoïde, l'infection puerpérale, les blessures surinfectées. Aux sensations de meurtrissures, aux taches ecchymotiques s'associe un état de putridité. Tout est putride : l'haleine est repoussante, les selles ont une odeur immonde.
  • Les suites de traumatismes. Il est indiqué dans tous les traumatismes s'accompagnant de sensations de meurtrissure locale ou de brisure générale, avec ecchymoses ou hémorragies, avec faiblesse ou prostration. Il devrait être administré systématiquement après tout accident de la route, quelle que soit la partie blessée. Au moins en 9CH, une dose. Cela va de la simple foulure aux polytraumatismes les plus sévères.
    La prescription d’ARNICA favorise la résorption sanguine, réduit l'œdème, évite les suppurations ultérieures.
  • ARNICA est également indiqué dans toutes les affections pouvant être rapportées à un traumatisme ancien, même si la maladie actuelle ne paraît pas présenter des symptômes caractéristiques.
  • Toutes les affections fébriles avec courbatures.
  • La coqueluche avec toux violente déclenchée par un chatouillement.
  • Les éruptions de petits furoncles multiples, souvent symétriques quand les symptômes du remède sont présents.

Pour justifier la prescription :

Le malade d'ARNICA est agité. Il ne peut rester immobile et se tourne dans son lit, même s'il est à demi-conscient. Il a la sensation que son lit est trop dur et le "meurtrit". Il craint tout contact, ce qui explique le symptôme à la fois psychique et physique : "Peur d'être touché par ceux qui l'approchent", aussi bien après un traumatisme qu'au cours d'une maladie aiguë.
Il veut qu'on le laisse seul ; calme le jour, cauchemars affreux la nuit. Une frayeur soudaine le fait dresser sur son lit, peur de mourir subitement, renvoie le médecin, il dit qu'il est bien portant alors qu'il est au plus mal.

Modalités

  • Améliorations : couché, la tête basse.
  • Aggravations : par temps froid et humide ; couché sur le côté gauche ; par la fatigue physique par le mouvement.
  • Facteurs étiologiques : traumatisme (physique et psychique) ; "choc" ; peur ou colère.

 

Modifié le: 
11/10/2017
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 21/11/2016

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

La référence en homéopathie, phytothérapie et médecines complémentaires depuis 1999