Fatigue printanière et homéopathie

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Fatigue au printemps, les profils homéopathiques concernés selon la cause

Le printemps est une merveilleuse saison, la nature s’exprime dans toute sa puissance ; renaissance et vitalité explosive : hier, tout était gris et là, chaque jour m’apporte son lot de surprises, couleurs, senteurs, … Je me sens stimulé, tous mes sens sont exacerbés. 
Selon la cause (chaleur, digestion, fatigue intellectuelle, anxiété, divers profils homéopathiques peuvent se sentir concernés par cette fatigue printanière. Ce sujet n’est pas exhaustif, nous avons sélectionné quelques souches dans un but didactique.  

Les fatigués congestifs

PULSATILLA : le printemps sera souvent synonyme sur ce terrain de difficultés à se lever le matin.

  • On retrouve souvent un manque de dynamisme, des pleurs plus fréquents, et un sentiment de vulnérabilité et d’abandon,
  • Sur le plan physique, une sensation de congestion dès que la température augmente un peu (les jambes gonflent dès les premières chaleurs) et une possible aggravation de lésions d’acné.

POSOLOGIE : en 9 CH en doses espacées dans ce cadre.

LACHESIS : Là encore, la congestion s’aggrave dès les premières chaleurs.
Le printemps est souvent une saison difficile sur ces terrains

  • chez les adolescentes chez lesquelles les règles ne sont pas encore bien installées, il leur manque cet émonctoire régulier,
  • ainsi que chez les femmes aux alentours de la ménopause chez lesquelles les symptômes congestifs tels les bouffées de chaleur vont s’aggraver.

La jeune fille ou la femme que l’on connaissait active et dynamique durant tout l’hiver se retrouve aggravée et abattue dès les premières chaleurs.

NATRUM CARBONICUM : La fatigue s’accentue à mesure que la température augmente, fatigue physique, mais également fatigue intellectuelle avec chute des résultats scolaires à mesure que le printemps s’installe.

 

Les fatigués déminéralisés

SILICEA, surtout chez enfant en période de croissance et chez l’adolescent. Ils ont souvent besoin de plus de sommeil au printemps, ils sont fatigables et peuvent se retrouver en situation d’échec avec baisse de la mémoire et de la concentration.

CALCAREA PHOSPHORICA, le printemps les sur-sollicite : sollicitation sensorielle et émotionnelle avec fatigue et instabilité à la clé. C’est, tout comme à l’automne, une période de vulnérabilité sur le plan infectieux, vulnérabilité aux infections, troubles de la régulation thermique. Il a tendance à vite se fatiguer et à se décourager facilement.

POSOLOGIE : en 15 CH en doses espacées dans ce cadre.

NATRUM MURIATICUM : chez un sujet maigre du haut du corps avec une tendance à la surcharge (cellulite) au niveau du bas du corps. La fatigue printanière est nette avec une tendance aux rhinopharyngites, aux allergies, à l’hypotension, aux anémies… durant cette période de transition.

 

Fatigue digestive

LYCOPODIUM : Faiblesse digestive, faiblesse circulatoire, baisse de moral, baisse de confiance en soi… chez LYCOPODIUM, tout s’aggrave au printemps, un fond anxieux peut s’installer et il peut basculer vers le paragraphe suivant …

 

Les fatigués anxieux

LYCOPODIUM, Cf. Plus haut.

KALIUM PHOSPHORICUM : Ce médicament concerne plutôt nos adolescents pour lesquels l’effort intellectuel devient de plus en plus laborieux à mesure que le printemps avance, difficultés de mémorisation, de compréhension… Des troubles du sommeil ainsi que des maux de tête déclenchés ou aggravés par le travail intellectuel peuvent apparaître. Il convient de le prescrire le plus tôt possible, par exemple en 9 CH en prise quotidienne, 5 granules le matin pour éviter le passage à un état dépressif.

 

Les fatigués instables

PHOSPHORUS : il ressent le printemps avec intensité, l’excitation sensorielle peut être extrême et mener à l’exaltation. Ce trop plein d’émotions peut être délétère sur terrain PHOSPHORUS, le printemps, c’est l’accélération, l’excitation, et si cette période est pleinement vécue, elle peut être suivie d’un état dépressif d’autant plus profond que ce qui précède a été intense et lumineux.

POSOLOGIE : Le médicament PHOSPHORUS doit être manié avec délicatesse, préférer les moyennes dilutions en début de traitement, en 9 CH par exemple, 5 granules le matin, puis observer.

 

De PHOSPHORUS à PHOSPHORICUM ACIDUM

Cet état de surexcitation sensorielle peut être équivalent, pour ce qui est de ses effets sur le psychisme, à un surmenage intellectuel. L’épuisement qui s’en suit peut alors être abordé avec le médicament PHOSPHORICUM ACIDUM : épuisement avec indifférence affective, perte d’intérêt, trouble du sommeil voire insomnie totale, dépression. Lorsque cet état se profile, il peut être intéressant de le prescrire en « échelle », de la 7 CH à la 15, voire 30 CH, soit en dilutions croissantes espacées selon l’évolution.

Modifié le: 
07/05/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 22/03/2017

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

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