Dermatologie vétérinaire et homéopathie, les dermatoses chroniques

Expert

De l'intérêt de la diathèse dans le diagnostic et traitement des dermatoses chroniques en homéopathie

Ce sont des récidives d’épisodes aigus, mais aussi des formes rebelles à tous les traitements allopathiques imposés.
L’interrogatoire rigoureux est indispensable, et est parfois précédé d’analyses biochimiques, d’examens parasitaires, voire même d’examens mettant en évidence des troubles hormonaux ou immunitaires.

Préambule

L’observation du malade est tout aussi indispensable, car les dermatoses sont parfois de formes différentes chez les carboniques, chez les phosphoriques ou chez les fluoriques.

Une dermatose chronique chez un carbonique est souvent due à un déséquilibre immunitaire ou à un parasitisme qui n’en finit pas, alors que chez un phosphorique, elle est plus volontiers d’origine hormonale et chez un fluorique, d’origine digestive et alimentaire.

La PSORE ou ALLERGOSE

Elle recouvre des troubles neuro-allergo-respiratoires. On la rencontre chez des animaux dont les manifestations pathologiques se caractérisent par des alternances morbides répétitives.

On les connaît bien, ces chats qui ont des crises asthmatiformes qui, soulagées, font place à des dermatoses sèches et prurigineuses qui, soulagées, sont remplacées par des troubles du comportement.

Si on soulage trop vite une dermatose chez un psorique, par une injection de cortisone, on « force » sa guérison, laquelle laisse place à une « élimination » imprévisible bien plus dangereuse.

La vie sédentaire, une alimentation déséquilibrée, tous les produits ménagers (ou presque), les conservateurs présents dans l’alimentation industrielle, les parasites intestinaux, les infections microbiennes ou virales, le stress… sont autant de facteurs étiologiques de la PSORE, qui est, avant tout, une maladie de l’élimination s’exprimant par une pléthore ou une déficience des émonctoires.

Le chef de file des remèdes de la PSORE est SULFUR avec le biothérapique PSORINUM.

Mais, d’autres remèdes sont complémentaires de SULFUR , parmi lesquels HEPAR SULFUR, CALCAREA CARBONICA, GRAPHITES, SILICEA… à chaque malade son terrain et donc son remède individualisé.

Le LUETISME ou LUESE

Tel que le considérait HAHNEMANN – à savoir manifestation et séquelles de la syphilis acquise ou héréditaire –n’a pas d’existence en vétérinaire. Pourtant, la clinique moderne a élargi les causalités de cette diathèse.

Ecoutons CONAN MERIADEC :

« C’est une modalité réactionnelle de l’organisme vis-à-vis d’un agent agresseur, à condition que ce dernier crée un ensemble réactionnel anarchique, soit acquis, soit héréditaire et, dans ce cas, lié à la présence de mutants responsables, d’un certain nombre de malformations et d’asymétries « structurales », la désorganisation portant principalement sur le métabolisme de la cellule nerveuse ».

Aussi comprend-on que la maladie de Carré du chien, le « coryza » et le typhus chez le chat, la brucellose chez les bovins, soient autant de facteurs étiologiques… ces troubles étant accompagnés d’une hygiène et d’une alimentation défectueuses.

Les luétiques présentent des toxi-infections chroniques avec réaction ganglionnaires, des abcès et des suppurations à répétition, des infections génitales, des fistules, voire même des caries osseuses.

Le chef de file des médicaments est MERCURIUS SOLUBILIS, associé au biothérapique LUESINUM.

Mais, nous devons citer ARGENTUM NITRICUM, NITRICUM ACIDUM, CALCAREA FLUORICA, LACHESIS, KALIUM BICHROMICUM.

 

LA SYCOSE appelée par Henri BERNARD, RETICULOENDOTHELIOSE,

Elle reste caractérisée par la présence de tumeurs, lipomes, condylomes, kystes, verrues… et est, en fait une paralysie du système immunitaire, trouvant ses causes dans les vaccinations systématiques et répétées, dans les abus de médicaments chimiques, dans une mauvaise alimentation, dans la pollution atmosphérique ou alimentaire, les anesthésies répétées, le stress.

Le remède de file est THUYA avec le biothérapique MEDORRHINUM.

Mais, citons également NATRUM SULFURICUM, CAUSTICUM.

 

Le TUBERCULINISME

J’en parle rarement, et pourtant aujourd’hui, alors que l’on se heurte à des cas de plus en plus fréquents de maladies de l’arbre respiratoire, souvent précédées par des problèmes dermatologiques, tandis que la déficience immunitaire est de règle, je crois que les vétérinaires homéopathes doivent tenir compte de cette diathèse, et ne pas hésiter à prescrire les remèdes les plus adaptés.

 

Le CANCÉRINISME

Il en est de même du CANCERISME qui n’est qu’un stade avancé de la SYCOSE… et le chat, avec ses fibrosarcomes, ses lymphosarcomes… en fait les frais depuis quelques années, et toute cette pathologie nous laisse anxieux.

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Modifié le: 
26/07/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Jacqueline PEKER - Auteur - 30/05/2018

À propos de l'auteur

Docteur Jacqueline Peker, vétérinaire homéopathe et auteure de nombreux ouvrages dédiés à l'homéopathie vétérinaire.

La référence en homéopathie, phytothérapie et médecines complémentaires depuis 1999