Dépression saisonnière, et si vous entriez en hibernation !

Ours fatigué

Dépression saisonnière ou vestige de mécanismes d'hibernation ?

Vous êtes maussade, vous mangez de trop, tout vous ennuie, vous ne pensez qu’à votre couette, la bagatelle ne vous intéresse plus !

 

Ne vous inquiétez pas, peut-être votre corps tente-t-il d’hiberner

La dépression saisonnière présente quelques particularités par rapport aux dépressions en général ; le sujet mange plus, dort plus alors que la plupart du temps, les dépressifs perdent le goût à la nourriture et présentent des troubles du sommeil.

Lorsque les animaux hibernants se préparent pour l'hiver, leur métabolisme ralentit, leur libido diminue et ils dorment dans des terriers, pour survivre jusqu'au printemps sur leurs réserves de graisse. Pour ce qui est de la baisse de libido, cela pourrait être à la fois lié à la conservation de l’énergie, mais également un moyen de s’assurer que la progéniture nait à une période de l’année où la nourriture est disponible. En effet, les bébés conçus en hiver naissent à l’automne lorsque se nourrir dans la nature devient difficile, alors que les bébés conçus en été naissent au printemps lorsque la nourriture abonde.  

Cet état ne serait-il pas juste une adaptation physiologique à la saison ?

Des études récentes auraient confirmé cet état d’hibernation-like. En effet, juste avant que les animaux hibernent, ils présentent un pic d’activité de leur système nerveux parasympathique, le rythme cardiaque baisse, la température corporelle diminue et leur métabolisme ralentit. Des chercheurs de Hobart ont trouvé une réponse parasympathique similaire chez des personnes souffrant de dépression saisonnière.  

Il s’agirait d'un mécanisme d'adaptation visant à la conservation de l'énergie.

Les animaux hibernant voient leur température corporelle diminuer, les ours sont capables de vivre durant 5 mois sur leur réserve de graisse, … Nous n’en sommes pas là, mais ces symptômes pour lesquels certains se voient prescrire des antidépresseurs, pourquoi ne pas tout simplement les accepter.   Contrairement à nos ancêtres, nous n’avons, de nos jours, qu’à affronter des nuits plus longues tout en nous rassurant devant un feu de cheminée et un plat roboratif. Les 2 à 3 kilos pris de manière physiologique durant l’hiver et visant à nous protéger du froid partiront spontanément au printemps lorsque nous aurons moins faim et que la nature nous offrira les premiers légumes.  

Modifié le: 
06/11/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : - 26/10/2018
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