De l'effet de l'homéopathie sur des larves de mouches responsables de myiase primitive

Larve de cochliomyia hominivorax

Myiase primitive : homéopathie versus insecticide

Effet de médicaments homéopathiques et d’un nosode sur les larves de Cochliomyia hominivorax (Diptera: Calliphoridae).

5 mars 2019

de Barros GP 1 , Seugling J 1 , Bricarello PA 1 .
1 Laboratoire de parasitologie animale, Département des sciences animales et du développement rural, Centre des sciences agraires, Université fédérale de Santa Catarina, Florianópolis, Brésil.

RÉSUMÉ

Contexte

Cochliomyia hominivorax ou lucilie bouchère  est la principale mouche responsable de la myiase primitive chez les animaux d’élevage au Brésil; ses larves se développent dans les tissus vivants de l'hôte, provoquant des mutilations pouvant même entraîner la mort. 
Cette affection fait des ravages dans les troupeaux, et elle peut également atteindre les éleveurs. Les œufs peuvent aussi être pondus sur des muqueuses et des orifices naturels du corps (narines, sinus, bouche, orbites et des orifices génitaux par exemple).

Dans les traitements classiques de la myiase, des insecticides chimio-synthétiques sont utilisés directement sur les larves présentes dans les plaies.
L'homéopathie peut représenter une alternative saine et durable à la fois pour prévenir et traiter la myiase chez les animaux et les humains.

La présente étude a évalué l'impact de l'utilisation des médicaments homéopathiques : 

  • SULFUR 12 CH 
  • PYROGENIUM 12 CH 
  • ainsi que le NOSODE produit à partir des larves de Cochliomyia hominivorax aux dilutions 8 CH et 12 CH,

sur l'hémorragie chez les insectes adultes, et sur les larves de troisième stade d'une colonie de Cochliomyia hominivorax.

Matériaux et méthode

Les médicaments homéopathiques et les nosodes ont été fabriqués conformément à la pharmacopée homéopathique brésilienne. 

Les groupes témoins étaient traités avec 

  • de l'eau distillée, 
  • de l'alcool, 
  • aucune substance 
  • et l'insecticide organophosphate trichlorfon ou métrifonate,  inhibiteur cholinestérase organochlorophosphate utilisé comme insecticide pour le contrôle des mouches et des cafards

Pour chaque groupe, 10 administrations ont été effectuées sur les larves de troisième stade d'une colonie de Cochliomyia hominivorax.. Le taux d'émergence des insectes adultes a été évalué par des statistiques descriptives suivies d'une analyse de variance. L'homogénéité des variances a été vérifiée par le test F et les moyennes de groupe ont été comparées au test de Tukey.

Résultats

Les taux de mortalité dans les groupes témoins étaient de 

  • 2,7% pour l'alcool à 30% (v / v), 
  • 4,3% pour l'eau distillée, 
  • 3,2% pour aucune substance ( p > 0,05). 
  • Dans le groupe trichlorfon, le taux de mortalité des larves était de 90,8%. 

 

  • Pour SULFUR 12 CH , la mortalité des larves était de 94,6% 
  • Pour PYROGENIUM 12 CH , de 98,6%.

Les trois dernières moyennes n'étaient pas statistiquement différentes l'une de l'autre ni par rapport à la moyenne trouvée pour le groupe trichlorfon. 

  • Les taux de mortalité des larves étaient respectivement de 61,3% et 66,6% pour NOSODE  Cochliomyia hominivorax 8 CH et 12 CH ( p > 0,05).

CONCLUSIONS

Les résultats suggèrent que l'homéopathie pourrait être utilisée en thérapeutique pour prévenir et traiter les animaux et les humains atteints de myiase provoquée par Cochliomyia hominivorax .

L'homéopathie peut représenter une alternative saine et durable à la fois pour prévenir et traiter la myiase chez les animaux et les humains.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30836408

Modifié le: 
20/03/2019
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 19/03/2019

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

 

 

Pour la rédaction d'articles, je me base sur les ouvrages suivants : Bibliographie

La référence en homéopathie, phytothérapie et médecines complémentaires depuis 1999