De la plante au médicament



Les principes de base de la phytothérapie
Les plantes sont généralement faciles à utiliser, certaines d’entre elles peuvent néanmoins provoquer des effets secondaires comme tous les médicaments. Il faudrait ne les utiliser qu’après un avis éclairé, de préférence auprès d’un botaniste, ou d’un médecin phytothérapeute. La récolte des plantes sauvages requiert des connaissances approfondies en botanique et appelle à respecter l’environnement.

La culture de plantes médicinales dans son propre jardin permet de jouir de produits frais dont on est sûr. De nombreuses plantes sont toxiques, notamment celles qui sont utilisées pour la préparation de remèdes homéopathiques. Il faut savoir aimer les plantes, apprendre à les connaître, à les respecter et les utiliser avec discernement sans en abuser.

Les préparations

LES TEINTURES MÈRES

Elles représentent le mode de consommation le plus fiable. En effet, les laboratoires producteurs répondent à un cahier des charges précis et exigeant, en ce qui concerne les zones de culture, les modes de culture, les récoltes, la sélection des souches, et la préparation des produits. Les plantes ou leur fraction intéressante sont macérées dans de l’alcool à 60% pendant 10 à 15 jours. La posologie est variable en fonction du principe actif, de l’effet souhaité et du conditionnement.

LES INFUSIONS

L’infusion est le mode de préparation le plus simple, pour les feuilles et les fleurs. On utilise un récipient muni d’un couvercle ; cet accessoire est indispensable, car il préserve de l’évaporation des huiles essentielles qui contiennent la plupart des principes actifs de la plante. On verse de l’eau frémissante sur les ingrédients, et on laisse infuser cinq à dix minutes. On peut sucrer en ajoutant une cuillère à café de miel.

De nombreux médicaments sont issus des plantes, découvrez les présentations les plus courantes : teinture mère, infusion, décoction, huile essentielle

LES DÉCOCTIONS

La décoction est préférée pour l’extraction des principes actifs des racines, écorces, tiges, graines et baies. On coupe en petits morceaux des plantes fraîches ou séchées, ou l’on sélectionne la partie de la plante que l’on désire utiliser, et on la fractionne en petits morceaux. On couvre d’eau fraîche, on porte à ébullition, et on laisse frémir pendant 10 à 20 minutes. Les parties fragiles de la plante, feuilles ou fleurs peuvent être rajoutées hors du feu, et l’on peut poursuivre alors par une infusion pendant 10 minutes. On filtre ce mélange avec une passoire, et il peut se consommer de suite, ou être placé au frais et se conserver pendant 24 heures.

LES SIROPS

Ils sont confectionnés en additionnant de sucre ou de miel lune ou l’autre des précédentes préparations. On compte généralement 500 ml d’infusion ou de décoction pour 500 grammes de miel. Ils peuvent aussi être préparés à partir de teinture mère,

LES GÉLULES

Elles sont remplies de poudre issue du broyage de plantes. Plus la poudre est fine, meilleure est la qualité. On peut les confectionner soi-même ; les pharmaciens commercialisent des gélules en matière végétale, ou en gélatine, et l’on y introduit la poudre. Les gélules issues laboratoires pharmaceutiques sont généralement de bonne facture, et permettent de maîtriser la qualité de la plante, ainsi que la quantité de principe actif.

LES HUILES ESSENTIELLES

Elles sont le résultat de la distillation à la vapeur d’eau des plantes aromatiques pour en extraire l’essence. Les huiles essentielles de qualité sont rares. Leur qualité dépend de l’espèce botanique, de l’organe de la plante utilisé, et de certaines spécificités biochimiques variables selon l’époque et le lieu de récolte. Leur usage en automédication doit être prudent ; ce sont des substances très actives pouvant s’avérer dangereuses si elles ne sont pas utilisées à bon escient.