Prise en charge d'une cystite ou infection urinaire par phytothérapie

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Prise en charge d'une cystite ou infection urinaire par phytothérapie

Certaines plantes, prises conjointement à un traitement homéopathique, ou à une antibiothérapie lorsqu'elle s'avère nécessaire, peuvent améliorer les symptômes ou raccourcir l'évolution d'une cystite.

Elles seront d'une aide précieuse dans le traitement des cystites à répétition.

Nous en évoquerons trois, utilisables autant en aigu qu'en chronique pour la prise en charge des cystites non compliquées.

Hieracium pilosella, la piloselle

La piloselle est une plante vivace à poils laineux et à fleurs jaunes groupées dans une collerette de feuilles. Originaire d'Europe et des régions tempérées d'Asie, elle s'est répandue en Amérique du Nord. Elle pousse sur des sols secs et sablonneux. On la récolte à la floraison, en été et on utilise les parties aériennes de la plante. Elle contient une coumarine, des flavonoïdes et de l'acide caféique. La Piloselle a une remarquable action diurétique et désintoxicante, augmentant l'élimination de l'eau, urée, créatinine et acide urique. Elle est également antiseptique, notamment vis-à-vis des germes les plus fréquemment responsables des infections urinaires banales : Colibacille et Proteus.

On l'utilise en teinture-mère, à raison de 50 à 100 gouttes par jour lors des poussées, et aussi au long cours pour éviter les récidives. Elle aurait aussi une action antifongique.

Solidago, la verge d'or

C'est une plante vivace, de la famille des Asteraceae, pouvant atteindre 70 centimètres de haut. Originaire des régions tempérées d'Europe et d'Asie, la verge d'or s'est acclimatée en Amérique du Nord. On la retrouve volontiers dans les étages sub-alpins et alpins, dans les gazons, les prairies et les pâturages. La tige, souvent violacée porte des feuilles lancéolées, et velues. Les fleurs, jaune d'or, apparaissent en juillet août. Elle est diurétique, antioxydante et astringente, ce qui en fait un excellent remède contre les affections de l'arbre urinaire. Elle constitue un appoint non négligeable dans le traitement des cystites, par exemple. Elle est active dans les œdèmes et l'oligurie.

En teinture mère, 40 gouttes matin et soir.

Vaccinium myrtillus, la myrtille

C'est un petit arbrisseau des bois que nous connaissons tous, haut de 30 à 60 centimètres. Il est originaire d'Europe et d'Amérique du Nord. Ses feuilles sont alternes, ovales à pétioles cours. Ses baies, bleu noir, sont récoltées d'août à septembre. On utilise les baies et les feuilles. Les baies et les feuilles ont une action antiseptique vis-à-vis du colibacille, ce qui en fait une aide précieuse dans la prise en charge des infections intestinales et urinaires. Cette plante a également une action immunostimulante qui justifie sa prise au long cours, sans cependant excéder un mois, dans les cystites à répétition.

En teinture mère, 75 à 100 gouttes par jour.

 

Schéma de traitement des poussées de cystite à répétition 

  • Le matin : Myrtillus en teinture mère : 100 gouttes.
  • Le soir : Pilosella en teinture mère : 100 gouttes. À prendre un mois sur deux.
  • On pourra également se servir de la même manière de Solidago, et Echinacea angustifolia que nous connaissons bien. Les cystites à urines claires font l'objet d'un chapitre à part.  
Modifié le: 
01/02/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 9/07/2007
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