Cichorium intybus - la chicorée sauvage en phytothérapie

Cichorium intybus - la chicorée sauvage en phytothérapie

Cichorium intybus, la chicorée sauvage est principalement utilisé en tant que draineur hépatobiliaire

La chicorée sauvage illumine d’un voile bleu le bord des chemins du début de l’été à l’automne. On la nomme « gardien des chemins » en Allemand.

Cichorium intybus, descriptif

Noms vernaculaires 

Chicorée commune, Barbe de capucin, Yeux de chat …

Origine et habitat 

La chicorée sauvage est indigène en Europe, en Asie et Afrique du Nord, et elle a été introduite sur le continent américain.

C’est une plante herbacée composée de la famille des asteracées, elle fait des fleurs bleu mauve orientées à l’est, et qui durent une journée. La nuit, la fleur se fane, disparaît et d’autres apparaissent, toujours du côté du soleil levant.

Les feuilles se disposent dans une forme de rosette comme le pissenlit, les tiges entraînent dans leur croissance les feuilles charnues mais plus on s’élève et plus les feuilles rétrécissent.

Sa racine pivotante, comme un pieu vertical et profond (1 mètre à 1 mètre 50), la rend difficile à arracher.

On la cultive sous différentes formes « améliorées » comme salade (barbes de capucin par exemple), et sa variété à grosse racine est cultivée pour la production de Chicorée à café. Ce produit est obtenu par la torréfaction de ladite racine.

Cichorium intybus, les principaux constituants

Parties utilisées 

  • Les parties aériennes récoltées avant l’ouverture des fleurs
  • Et surtout les racines récoltées à l’automne.

C’est la racine qui est principalement utilisée en phytothérapie, sa composition est proche de celle du pissenlit, Taraxacum officinale.

 

  • Inuline, 50 à 60 % de la racine sèche, et c’est ce qui explique la majeure partie des ses bienfaits ; cela lui confère entre autres un effet prébiotique (nourrit la flore intestinale).
  • Lactones sesquiterpéniques, notamment l’intybine, lui confère son goût amer
  • Flavonoïdes, comme la quercétine et le Kaempférol
  • Dérivés de l’acide caféique
  • Stérols, vitamines et minéraux
  • Le latex des racines est riche en principes amers, notamment l’Intybine

Cichorium intybus, ses propriétés thérapeutiques

Selon l’Agence du médicament (ANSM)

  • Cholérétique et cholagogue : facilite la production de bile et son éjection vers l’intestin
  • Pour faciliter les fonctions d’éliminations urinaire et digestive
  • Pour favoriser l’élimination rénale de l’eau
  • Comme adjuvant des régimes amincissants
  • Dans le traitement symptomatique des troubles tels que : ballonnements épigastriques, lenteur à la digestion, éructations, flatulences.

Propriétés liées à la haute teneur en Inuline 

  • Réduction des taux de lipides sanguins (triglycérides et cholestérol).
  • Augmentation de l’absorption des minéraux (calcium, magnésium).
  • Effet prébiotique

Le principe amer

C’est une plante apéritive dont les principes amers vont enclencher la digestion en stimulant la production de suc gastrique et la sécrétion biliaire.

Cichorium intybus, ses indications

Elle s’utilise par voie orale dans les indications suivantes

  • Anorexie et manque d’appétit : Cichorium intybus, de par sa richesse en principes amers stimule la digestion.
  • Hyperlipidémie 
  • Troubles du transit, et constipation
  • Dyspepsie
  • Insuffisance hépato-biliaire

Comment utiliser la chicorée

  • La chicorée peut se consommer en infusion. 30 grammes de feuilles et racines hachées pour un litre d’eau, laisser infuser une quinzaine de minutes. La posologie en cas de troubles digestifs est alors de 2 à 3 tasses par jour.
  • Pour ouvrir l'appétit, consommer une tasse de cette infusion avant le repas.
  • Le jus de chicorée se boit à raison d'une cuillère à soupe diluée dans un demi-verre d'eau, matin et soir.
  • Cichorium intybus est également un médicament homéopathique qui entre dans la composition de nombre de formule à visée hépato-biliaire. Il s’y trouve généralement en dilution décimale, D1 à D3.

Un peu d’histoire

C’est une plante médicinale connue depuis l‘Antiquité ; on la retrouve dans nombre de préparations traditionnelles, toniques amers, vins fébrifuges, sirops vermifuges, et elle fait parte des plantes dépuratives printanières.

Elle est utilisée dans l’industrie agro-alimentaire vers la fin du 17 ° siècle après qu’on eut l’idée de la torréfier en Hollande et de la moudre pour servir de base à une infusion de grande consommation.

 

Nom latin: 
Cichorium intybus
Nom usuel: 
Chicorée sauvage
Modifié le: 
04/06/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 6/07/2016

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

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