Bouche sèche et homéopathie

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Bouche sèche, rappels

La bouche sèche ou xérostomie peut être soit objective, soit ressentie. Avoir la bouche sèche ponctuellement peut arriver à tous, si cela perdure, il faut en rechercher la cause, la mesurer, en évaluer l'impact avant tout traitement. Se contenter de boire pour s'hydrater la bouche n'est pas la solution. 

On parle de bouche sèche dès lors que l'on observe une diminution de salive : la bouche est pâteuse, la langue, la gorge peuvent picoter. Ces symptômes sont souvent accompagnés d'une fréquente envie de boire. Il n'est pas rare que le sujet souffre de mauvaise haleine associée. 

ATTENTION, dans tous les cas, un avis médical chez un dentiste ou un stomatologue est indispensable.

La bouche sèche : les examens complémentaires

  • "Le test au sucre" :permet d'objectiver le phénomène, par la vitesse de fonte dans la bouche d'un morceau de sucre calibré placé sous la langue (normalement, inférieur ou égal à 5 mn).
  • Mesure du pH de la bouche, il devient acide (inférieur à 6) en cas de xérostomie
  • Scintigraphie des glandes salivaires.
  • La biopsie des glandes salivaires si nécessaire.

Bouche sèche : les causes possibles

  • Certains médicaments : psychotropes, antihistaminiques, diurétiques, …
  • La radiothérapie, certaines chimiothérapies
  • Certaines maladies : syndrome de Sjögren (sécheresse buccale et ophtalmique, sécheresse possible des autres muqueuses et souvent atteinte rhumatismale), Alzheimer, diabète, sarcoïdose, …
  • Abus de tabac, de café, d'aliments ou boissons qui déshydratent…
  • Ménopause ...

Les possibilités en homéopathie

Certains de ces médicaments peuvent servir à la fois de traitement symptomatique et de traitement de terrain.

  • ALUMINA : sécheresse de toutes les muqueuses et de la peau. Tendance à la constipation. En 5 CH, trois granules 3 fois par jour.
  • ARSENICUM ALBUM : sécheresse buccale avec douleurs brûlantes améliorées par des boissons chaudes et aggravées par les boissons froides ; soif pour de petites quantités d'eau.
    Peut servir de traitement de fond si les signes généraux sont présents.
    En symptomatique, en 5 CH, trois granules 3 fois par jour.
    Peut être utilisé en dans le cadre de la maladie de Gougerot-Sjögren
  • BRYONIA ALBA : sécheresse des muqueuses avec soif de grandes quantités d'eau froides. Constipation.
    En 5 CH, trois granules 3 fois par jour..
  • NATRUM MURIATICUM : soif intense, bouche sèche, langue en « carte de géographie » (zones dépaillées, désir de sel, d'aliments salés.
    Peut servir de traitement de fond si les signes généraux sont présents.
    En symptomatique, en 5 CH, trois granules 3 fois par jour. 
    Peut être utilisé en dans le cadre de la maladie de Gougerot-Sjögren
  • NATRUM SULFURICUM : sécheresse de la bouche avec sensation de brûlure‬ , aggravation générale par le froid humide.
    En traitement de terrain.
  • NUX MOCSHATA : sécheresse de la bouche avec sensation de langue collée au palais et de salive cotonneuse. Besoin d'humecter la bouche.
    En 5 CH, trois granules 3 fois par jour.
  • PULSATILLA : grande sécheresse buccale sans soif. Peut servir de traitement de fond si les signes généraux sont présents.
    En symptomatique, en 5 CH, trois trois granules 3 fois par jour.
  • SEPIA : la sécheresse buccale et oculaire font partie du tableau, mais SEPIA sera plus volontiers utile en traitement de terrain si les signes généraux sont présents, surtout aux alentours de la ménopause.
  • SULFUR : sensation de sécheresse subjective ou objective, sensation de brûlure, troubles récidivant de manière périodique, gingivite fréquente, alternance des troubles. Peut servir de traitement de fond si les signes généraux sont présents.
    En symptomatique, en 5 CH, trois granules 3 fois par jour. par jour.

En phytothérapie

  • JAMBORANDI en teinture-mère peut être prescrit sur une période de 15 jours environ à raison de 20 gouttes avant chaque prise alimentaire ; cette plante stimule la sécrétion salivaire. ATTENTION, uniquement sur prescription médicale ; le principe actif de cette plante est la pilocarpine, alcaloïde puissant.
  • Le Gingembre : le phytothérapeute en adapte le dosage à la situation.

Autres solutions

  • les feuilles de menthe (en tisane ou mâchées directement) : permettent de stimuler la production de salive et de lutter contre la mauvaise haleine
Modifié le: 
11/10/2017
par: 
Véronique Baumann
Auteur : Véronique Baumann - Médecin homéopathe - 14/01/2009

À propos de l'auteur

Docteur Véronique Baumann, médecin homéopathe, fondatrice du site Homeophyto.com et auteure d'ouvrages grand public sur l'homéopathie. 

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