Adénome prostatique ou hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) et homéopathie

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Version 2

Traitement homéopathique de l'adénome de la prostate

C’est l’une des maladies les plus communes chez les hommes du fait des modifications physiologiques liées à l'âge. Sa prévalence augmente avec l'âge pour atteindre son maximum à 79 ans où elle atteint 24 %, et près de 70 000 patients se font opérer chaque année pour cette pathologie en France.

Adénome prostatique, rappels

L'hypertrophie de la prostate serait plus fréquente en cas d'obésité et elle n’augmenterait pas le risque de cancer prostatique. La prostate hypertrophiée est souvent le siège de dystrophie (kystisation) ou d'atrophie, et de phénomènes inflammatoires. On retrouve donc dans la même unité des phénomènes scléreux et des phénomènes inflammatoires.  

Les symptômes

  • Augmentation de la fréquence des mictions (pollakiurie)
  • Mictions de petit volume
  • Difficulté à commencer et arrêter la miction
  • Diminution de la force du jet, voire une intermittence de ce dernier
  • Gouttes postmictionnelles
  • Pollakiurie nocturne ou nycturie

 

Complications

  Rétention urinaire aiguë ou chronique  

Les possibilités en homéopathie

  • Sabal serrulata : médicament d’hypertrophie prostatique et troubles urinaires associés, les mictions sont fréquentes, surtout la nuit et peuvent être douloureuses. Le jet est intermittent. En basse dilution, 4 ou 5 CH, 3 granules trois fois par jour.
  • Argentum metallicum: selon les principes de la médecine anthroposophique, Argentum metallicum est le métal de la sphère urogénitale. Dans ce cadre, il est prescrit pour une juste régénération, régulation voire structuration. En moyenne dilution, 7 à 9 CH, 5 granules une fois par jour.
  • chimaphila_homeophyto Chimaphila : c’est un médicament homéopathique d’hypertrophie de la prostate avec miction difficile à déclencher ; le patient doit se pencher en avant pour pouvoir commencer à uriner. Dans le langage populaire cette plante est parfois appelée « herbe à pisser ». En basse dilution, 4 ou 5 CH, 3 granules trois fois par jour..
  • Conium maculatum en basse dilution, ombellifère toxique : adénome de la prostate, avec dysurie (miction douloureuse), miction fractionnée, jet urinaire intermittent. En basse à moyenne dilution, 4 à 7 CH, 3 granules deux fois par jour.
  • Pareira brava, adénome de la prostate, avec difficultés pour uriner, infection urinaire sur rétention d’urine. En basse dilution, 4 ou 5 CH, 3 granules trois fois par jour..
  • Thuya occidentalis, en basse à moyenne dilution selon le profil patient. C’est le principal médicament homéopathique de la sycose, terrain de prédilection de l’adénome prostatique. En doses espacées ou en prises quotidiennes selon la dilution choisie.
  • Staphysagria: Il paraît intéressant d’ajouter ce magnifique médicament homéopathique au traitement de l’adénome de la prostate, il agit directement sur les symptômes du prostatisme, mais également sur le fond ; en effet, tout ce qui touche à l’appareil urinaire chez l’homme pourrait en être justiciable. Cette souche pourra accompagner les gestes médicaux invasifs et/ou pouvant être ressentis comme tels, toucher rectal, sondage urinaire, échographie par voie rectale … et prévenir les troubles psy qui pourraient en résulter. En basse à moyenne dilution, 4 à 7 CH, 3 granules deux fois par jour.

  Ces souches sont généralement à prendre en mélange, 3 granules de chaque ensemble. Il est également possible de les combiner en formule, en préparation magistrale, sous prescription médicale uniquement.  

Les laboratoires homéopathique proposent des formules dédiées, avec par exemple

  • Pareira brava composé,
  • C364, …
Modifié le: 
26/07/2018
par: 
Véronique Baumann
Auteur : - 18/01/2016
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