4 différentes pathologies du genou


Sollicité en permanence au quotidien, le genou est sujet à de nombreuses pathologies plus ou moins graves : arthrose, luxation de la rotule, syndrome fémoro patellaire, etc. Pour vous aider à y voir un peu plus clair sur le sujet, nous avons dressé 4 types de pathologies du genou dans cet article.

Dans quels cas faut-il se faire poser une prothèse au genou ?

Destinée à permettre aux patients de retrouver confort et mobilité, la pose d’une prothèse au genou constitue le dernier recours en cas d’échec de traitement médical. Concrètement, elle est envisagée lorsque toutes les voies possibles ont été explorées, mais sans succès. Cette solution est souvent préconisée pour les personnes ayant le cartilage détruit ou souffrant d’arthrose du genou. Il peut s’agir d’une gonarthrose symptomatique, idiopathique ou secondaire suite à un traumatisme. La méniscectomie peut également conduire à la pose d’une prothèse. Celle-ci correspond à l’ablation d’une partie lésée du ménisque.

En cas de douleurs au genou, il est impératif de consulter au plus vite votre médecin. Celui-ci saura déterminer la cause et l’origine des maux et vous prescrire le traitement adapté pour en venir à bout. Selon la nature et la gravité de la pathologie, le professionnel de santé peut aussi vous proposer une solution plus radicale. Et dans l’éventualité où vous avez besoin d’une prothèse de genou, notez que de nombreuses cliniques sont spécialisées dans le domaine.

Cette patiente avait besoin d’une prothèse de genou à Paris, elle a rapidement trouvé une clinique spécialisée.

La lésion méniscale du genou

La lésion méniscale du genou est une pathologie qui peut se manifester à n’importe quel âge. Les sportifs et les individus de sexe masculin sont les plus touchés. Comme son nom l’indique, elle survient lorsque le ménisque subit des lésions. Il peut s’agir de déchirures, de fissures, de pincements, de fragmentations, de désinsertions, etc. Les principaux symptômes de la lésion méniscale sont :

  • des gênes ou des douleurs articulaires,
  • des craquements au niveau du genou,
  • des blocages plus ou moins importants du genou se manifestant de manière spontanée et brutale,
  • et des gonflements répétitifs de l’articulation.

La lésion méniscale peut se produire à la suite d’un traumatisme : une torsion anormale du genou lors d’une activité sportive, un mouvement anormal provoquant une entorse, un relèvement brutal après une position accroupie forcée, etc. Bien souvent, cette pathologie est associée à des lésions ligamentaires.

Dans le cas d’une lésion dégénérative méniscale, elle peut être causée à la suite de microtraumatismes récurrents donnant lieu à une usure progressive des ménisques. Il peut s’agir d’une arthrose, de la répétition de certains gestes et du port régulier de charges lourdes effectué en position à genoux ou accroupie. Les jambes arquées ou en X ainsi que la pratique de sports de haut niveau favorisent aussi le développement de cette pathologie.

Arthrose du genou : peut-on se faire opérer ?

Pathologie très fréquente chez les seniors en raison de son caractère dégénératif, l’arthrose du genou résulte de la dégradation naturelle du cartilage avec l’âge et le temps. D’autres facteurs comme la génétique, les blessures et le métabolisme peuvent également contribuer à son développement. Le traitement chirurgical de la gonarthrose est envisagé en cas de douleurs, de gène fonctionnel important et/ou d’échec des méthodes médicales. L’opération peut correspondre au nettoyage de l’articulation. L’arthroscopie nettoyage consiste à nettoyer les facteurs inflammatoires dans le genou. Cela dit, les effets de cette chirurgie ne durent que pendant quelques mois.

La chirurgie prothétique, quant à elle, repose sur le remplacement partiel ou total de l’articulation du genou naturelle en une version métallique et artificielle. Il est à noter que différents types de prothèses du genou existent. Le choix de celle-ci revient strictement au chirurgien traitant. Ce type de chirurgie dure 1 h 20 en moyenne et nécessite entre 2 à 3 jours d’hospitalisation en post opératoire.

L’ostéotomie, une chirurgie de réorientation, peut également être effectuée en cas d’arthrose du genou. Cette opération consiste à corriger un défaut du membre inférieur pour mieux répartir les contraintes au niveau de l’articulation. Considérée comme un traitement conservateur du genou, l’ostéotomie est une solution souvent proposée aux patients jeunes et actifs.

Luxation de la rotule

Généralement causée par un traumatisme ou à une anomalie anatomique comme une laxité excessive des ligaments, la luxation de la rotule est une pathologie du genou douloureux, parfois insupportable. Elle est caractérisée par une sensation de craquement au moment de l’accident suivi d’un gonflement articulaire. Les patients qui en souffrent ont l’impression que leur rotule est en train de glisser et que leur articulation s’affaisse. La plupart présentent des difficultés à marcher et à se tenir debout.

La première chose à faire face à une luxation de la rotule est de remettre l’os en place. Cela peut se faire de manière spontanée. Il faut simplement allonger progressivement le genou pour permettre à la rotule de retrouver sa position normale. Pour éviter d’aggraver la situation, il est fortement recommandé de se rendre au plus vite aux urgences et de laisser les professionnels de la santé s’en charger. Un traitement orthopédique comme l’utilisation d’une attelle ou le port d’une genouillère associé à des séances de kinésithérapie sont privilégiés pour accélérer la récupération du patient et prévenir les récidives. Pour ce qui concerne le traitement chirurgical, il est nécessaire en cas d’instabilité rotulienne ou de lésions au niveau des ligaments et/ou du cartilage.

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Le syndrome fémoro patellaire

Inflammation du cartilage rotulien, le syndrome fémoro patellaire se caractérise par une douleur profonde et antérieure du genou. Cette pathologie résulte généralement d’un mauvais cheminement de la face postérieure de la rotule, dite patella, qui entraîne une compression sur les facettes patellaires. Encore mal compris jusqu’à aujourd’hui, le syndrome fémoro patellaire nécessite une prise en charge médicale personnalisée. En plus de l’examen clinique du genou, de l’analyse de la douleur et autres symptômes ressentis par le patient, le médecin peut avoir recours à l’imagerie pour établir son diagnostic.

Les facteurs à risques contribuant au développement du syndrome fémoro patellaire sont nombreux. Parmi les plus fréquents, il y a la faiblesse du quadriceps, le manque de souplesse des ischio-jambiers, l’hypermobilité patellaire ou encore une anomalie de la morphologie des membres inférieurs. Il peut être difficile de différencier les différentes pathologies du genou entre elles vu qu’elles se manifestent toutes par une douleur plus ou moins vive et intense. Le mieux est de toujours se rendre auprès d’un médecin en cas de douleurs.