acné rosacée
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acné rosacée

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Le vieil homme et l’enfant, par Domenico Ghirlandaio montre les dommages causés par la rosacée.

Malgré
son nom, l’acné rosacée n’est pas une atteinte
du follicule pilo-sébacé comme dans le cas
de l’acné commune, mais une affection vasculaire.
Cette affection est bien plus répandue qu’on ne
le croit ; près d’un adulte sur vingt en serait
affecté, la plupart du temps sans le savoir. Elle
se manifeste la plupart du temps après l’âge
de 30 ans. Elle toucherait plus particulièrement
les femmes, quoique les atteintes chez l’homme soient nettement
sous estimées par absence de diagnostic.
La couperose fait partie de ce tableau.

Plus d’infos sur http://www.rosacea.fr/

L’acné rosacée évolue en quatre stades

  • Le stade
    des flushs
    , épisodes d’érythèmes survenant dans
    certaines circonstances : repas, stress, soleil…
  • Le stade de la couperose, avec apparition de micro vaisseaux
    capillaires, et œdèmes de certaines zones du visage, le plus souvent
    les joues et le front.
    Un larmoiement chronique peut accompagner ces deux phases.
  • Le stade inflammatoire avec papules et pustules inflammatoires, évoluant
    par poussées.
  • Le rhinophyma que l’on retrouve essentiellement chez l’homme
    : faciès rubicond, gros nez rouge et bosselé, avec hyperplasie
    sébacée et remaniement fibreux du tissu conjonctif. Dans certains
    cas, la région des yeux peut s’enflammer, risquant de causer un déficit
    visuel.

Les causes

L’acné
rosacée semble être liée à des
perturbations du réseau vasculaire au niveau de
la face.
Elle pourrait également être liée à
des pathologies infectieuses loco-régionales (sinusites,
amygdalites) ou distantes.
La rosacée évolue sur plusieurs années par poussées,
aggravées par les variations de température, l’alcool, les épices,
l’exposition solaire.
On suspecterait actuellement la co-responsabilité
d’Helicobacter Pilori, germe connu pour être également
impliqué dans les ulcères gastro-duodénaux
.

Les traitements classiques

Ils font appel aux antibiotiques par voie générale, par
voie locale et au laser. D’autres médicaments comme le Catapressan ® et
le Roaccutane ® sont plus rarement utilisés. Les corticoïdes
locaux sont à proscrire formellement ; ils procurent une amélioration
rapide et spontanée, mais leur effet sur la peau est dévastateur.

Certains facteurs
favorisent et aggravent les poussées

Facteurs alimentaires : le yogourt, le fromage, le chocolat, la vanille,
la sauce soja, le vinaigre, le foie, l’aubergine, l’avocat, les épinards,
les fèves et les pois, les tomates, les bananes, les prunes
rouges, les raisins et les figues ainsi que les agrumes, les aliments épicés
ou servis très chauds, les aliments riches en histamine, l’ALCOOL.
· Les boissons servies très chaudes.
· Le stress.
· Le sauna, les bains chauds.
· Le soleil, le vent violent, le froid vif.

Possibilités
en homéopathie

  • PULSATILLA
    4 à 9 H
    : ce remède peut être utilisé
    dans l’acné simple comme dans l’acné rosacée.
    Il prend en charge la congestion veineuse localisée,
    et dans le cas qui nous intéresse, l’érythème
    facial émotionnel, qui peut justement faire le lit
    de l’acné rosacée.
  • LACHESIS 5 à 9 H : c’est un remède de couperose sur un visage congestif. Le nez est lui aussi très congestif.
  • ARNICA MONTANA 4 à 5 H : atteinte des vaisseaux capillaires.
  • EUGENIA JAMBOSA 4 à 5 H : acné rosacée avec pustules indurées, poussées déclenchées ou aggravées pendant les règles.
  • LEDUM PALUSTRE 5 à 9 H : acné rosacée chez l’alcoolique.
  • SANGUINARIA 4 à 7 H : acné rosacée dans un contexte de bouffées de chaleur, localisée de préférence au niveau des pommettes.
  • AGARICUS 4 à 5 H : acné rosacée ans un contexte circulatoire marqué.

L’acné
rosacée étant une pathologie multifactorielle par excellence,
il semble nécessaire de confier sa prise en charge à un médecin
homéopathe. Celui-ci prendra en compte non seulement l’aspect dermatologique,
mais aussi le contexte digestif, émotionnel et hormonal.

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