Homéopathie,  isothérapie et dépendance tabagique
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Homéopathie, isothérapie et dépendance tabagique

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L’isothérapie, encore appelée isopathie est une branche très importante de l’homéopathie.
elle utilise, pour traiter une pathologie, l’agent directement responsable de celle-ci, dilué et dynamisé.
Les préparations ne peuvent être délivrées que sur prescription médicale.

L’auto isothérapie

  • Cette méthode utilise des prélèvements réalisés sur le malade lui-même (sang, pus, urines, crachats, …).
  • Elle est interdite en France depuis novembre 1998.

L’hétéro isothérapie

Les prélèvements proviennent de l’environnement du patient. Ce peuvent être par exemple

  • Des allergènes (pollens, substances chimiques, poussières de maison et moisissures, aliments,
  • Des eaux thermales (pour améliorer le confort de la cure)
  • Des spécialités allopathiques dans le but d’atténuer leurs effets secondaires. .
  • D’eau de mer morte pour le traitement du psoriasis.

Le traitement se déroule généralement ainsi :

  • 3 granules par jour en 5 CH durant 1 semaine
  • idem en 7 CH la semaine suivante
  • idem en 9 CH la semaine suivante
  • idem en 12CH la semaine suivante
  • idem en 15CH la semaine suivante
  • idem en 30CH la semaine suivante

Application au sevrage tabagique

Le patient, résolu à cesser de fumer, apporte sa cigarette au pharmacien, ainsi qu’une ordonnance de son médecin (formulée ISO Cigarette 5 CH granules, 3 le matin, …).
Le pharmacien fera réaliser un isothérapique de cette marque.

Le protocole proposé sera le suivant :

  • 1ère semaine: tous les matins 5 granules de l’isothérapique de la cigarette, du cigare ou du tabac en 5CH
  • 2 ème semaine, idem en 7CH
  • 3ème semaine, idem en 9CH
  • et ainsi de suite jusqu’en 30 CH.
  • Si besoin, prendre 5 granules en 5 CH si envie de fumer !

Cette méthode est utile dans le cas de la dépendance chimique mais pas psychique.
Des travaux ont montré que les isothérapiques de cigarettes permettent l’augmentation de l’élimination urinaire de nicotine.

Étude : Effets de TABACUM sur la nicotinémie chez le fumeur

(RAUZIER M.C., RUBINSTEIN I.E., résultats préliminaires)
De nombreuses méthodes sont actuellement proposées au fumeur pour l’aider à se sevrer. Les difficultés tiennent à la dépendance pharmacologique à la nicotine et à la dépendance psychologique à la cigarette, ce en des proportions variable selon le patient.

Sur le plan pharmacologique, il semble que TABACUM, remobilise la nicotine au niveau sanguin chez le fumeur.

Dans la première expérimentation,

  • on dose le taux sanguin de nicotine chez deux groupes de fumeurs, l’un non traité par homéopathie, l’autre traité par TABACUM 7 CH et 15 CH.
  • Elle montre qu’après la prise de TABACUM, le pic de nicotinémie est obtenu plus tardivement, le dit pic est plus important, et l’élimination est plus rapide.

Dans la deuxième expérimentation,

  • on fait une analyse toxicologique à partir de prélèvements de cheveux où s’accumulent la nicotine et ses dérivés. Les analyses sont effectuées après deux mois de traitement homéopathique avec TABACUM 7 CH et 15 CH chez un groupe de fumeurs auquel il est demandé de poursuivre sa consommation habituel, et l’on effectue les mêmes analyses dans un groupe témoin sans traitement homéopathique.
  • Chez le groupe traité, la concentration de nicotine est nettement diminuée.

Conclusion :

  • la mobilisation de la nicotine après administration de nicotine homéopathique (Tabacum) permet de « potentialiser » l’effet de la cigarette chez le fumeur, tout en permettant une meilleure élimination.
  • Cela amène le fumeur à diminuer notablement sa consommation.

Pour en savoir plus : http://www.pharmacieponteurope.com/dossiers.htm

 

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