La consultation homéopathique
La consultation, sur un plan strictement technique, se déroulera
comme chez tout médecin ; il faut que le diagnostic soit fait, et
le malade doit être examiné, et bénéficier si
besoin d'examens complémentaires.
La particularité réside dans la recherche du détail, tant
sur le plan clinique qu'au niveau de l'interrogatoire. Le moindre signe clinique,
facteur aggravant, ou déclenchant les symptômes a son importance.
L'homéopathe conçoit son patient comme un tout, la maladie actuelle
n'étant qu'un épisode, reflet d'un mode réactionnel.
Abonnez-vous pour profiter de la totalité du site, en clair et sans publicités, consulter tous nos dossiers, en lien avec les fiches correspondantes.

Quels sont les symptômes qui intéressent l'homéopathe
?
Un symptôme est formé de plusieurs parties.
- Une sensation, comme une douleur ou des fourmis ou encore un frisson. On peut
aussi retenir un écoulement dans le cadre d’un rhume, ou un signe
visible comme une rougeur.
- Une localisation sur le corps.
- Des modalités (ce qui aggrave le tableau, ce qui l’améliore)
d'apparition, de disparition, horaires, de lieu, de position… Ces caractéristiques
de l’observation sont communes à l'allopathie et à l'homéopathie,
mais l’homéopathe les relève plus systématiquement
que l’allopathe.
- Les symptômes concomitants. Ce sont des modifications de l’état
de la personne qui apparaissent en même temps que les symptômes de
la maladie et qui la rendent si particulière chez une personne donnée.
On relève des symptômes rares, particuliers, inhabituels. Le médecin
cherche une souffrance concomitante à la maladie considérée,
dans le domaine du physique comme du psychique.
C'est à partir des quatre composantes de la maladie, telles que les
voit l'homéopathie, que le médecin cherchera, suivant les données
de la loi de similitude, le ou les remèdes adaptés pour guérir
la maladie dont souffre le malade.
L'interrogatoire.
Il insiste dans un premier temps sur l'épisode le plus récent :
début des troubles, ce qui a pu déclencher (coup de froid, choc
affectif, abus de certains aliments…), ce qui aggrave (horaires, chaud,
froid, …), ce qui soulage, les signes accompagnant l'épisode, même
les plus farfelus (souvent les plus intéressants pour déterminer
le ou les remèdes utiles).
Le médecin tente ensuite d'intégrer cet épisode
à l'histoire (ou anamnèse) du patient. À
cet effet, il doit pousser l'interrogatoire aux antécédents
les plus lointains du patient, à ses habitudes de
vie (sommeil, habitudes alimentaires, digestion, sexualité,
tempérament…).
On tient compte dans la réalisation de ce tableau des modalités,
c'est-à-dire l'ensemble des réactions globales du patient à divers
stimulis : chaud, froid, excitants : thé, café, …orage, contrariétés.
Certains signes physiques aideront aussi le soignant à
déterminer le remède :
- Signes dermatologiques : verrues, couleur et texture de la peau, implantation
des cheveux (disparition de la queue du sourcil pour graphites).
- Localisation particulière des troubles, la latéralité
des lésions (tel eczéma peut se développer
plus particulièrement à droite, Lycopodium,
ou telle angine se localise préférentiellement
du côté gauche, Lachesis).
- Comportement du patient au cours de la consultation : timidité, agitation,
anxiété, autoritarisme…
- Habillement, soin, …
L'homéopathe recherchera ensuite la similitude la plus complète
entre le tableau qu'il a observé
et celui qui correspond aux remèdes homéopathiques qu'il connaît.
Il sera parfois nécessaire de recourir à plusieurs médicaments.
- Soit parce que des remèdes complémentaires semblent être
indiqués.
- Soit parce que l'organisme est affaibli, et qu'un drainage d'organe est
nécessaire.
Les dilutions
- Dans les cas aigus, on recourt généralement aux dilutions
homéopathiques moyennes ou basses, avec des prises rapprochées.
- Dans les drainages d'organe, on recourt généralement aux
dilutions homéopathiques très basses, en décimales surtout,
et à la phytothérapie, organothérapie, lithothérapie…
- Dans les cas chroniques, on recourt généralement aux dilutions
hautes, avec des prises espacées.
On peut combiner ces trois figures avec par exemple un traitement de terrain
hebdomadaire et un drainage quotidien.
Vous souhaitez commenter cette page :
Contacts