La frigidité
Quel sujet difficile à traiter tant il peut être
envisagé sous des plans différents !
Difficile à définir, car chaque patiente l’envisage différemment
; où est la norme ?
Encore faut-il qu’elle osent s’en plaindre tant le sujet et délicat
et source de honte.
Est-elle réellement frigide, ou n’a-t-elle jamais connu le plaisir
faute de partenaire attentionné, n’a-t-elle pas ainsi renoncé à ce
qu’elle n’a jamais connu ?
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Heureusement, la façon de vivre sa sexualité
fait partie de l’interrogatoire de l’homéopathe.
Tout comme la manière de dormir, de manger, de gérer
le stress, la manière de réagir aux sollicitations,
de gérer son désir ou son absence de désir
s’intègre dans le tableau clinique qui se
dessine
à mesure le médecin observe et interroge.
Il est illusoire de vouloir traiter sur l’argument du seul symptôme
de défaillance sexuelle ; la plainte doit être intégrée
dans l’observation générale.
Nous pouvons distinguer :
Les anaphrodisies avec absence totale de plaisir lors des rapports, voire répulsion.
Les anorgasmies : absence totale d’orgasme, mais un certain plaisir peut être
ressenti.
Le médecin doit rechercher des facteurs organiques : causes endocriniennes,
problèmes neurologiques ou vasculaires, comme dans le diabète
par exemple.
En cas de frigidité secondaire, à un accouchement, par exemple,
il recherchera des séquelles d’épisiotomie, ou des anomalies
anatomiques.
Tous les grands « personnages » de notre matière médicale
peuvent connaître des moments de défaillance, mais certains
d’entre eux seront plus vulnérables selon leur histoire personnelle
ou les pathologies qu’ils ont connues.
SEPIA
9 à 15 H : chez une femme triste et fatiguée
;dans les cas les plus difficiles, la frigidité est
totale avec absence de désir et de plaisir et
sécheresse vaginale. La relation peut être
douloureuse. D’autres
éléments de l’observation orientent souvent vers une
insuffisance hormonale. Les grossesses répétées génèrent
souvent un état SEPIA.
GRAPHITES
9 à 15 H : aversion pour les relations sexuelles
chez un sujet ayant tendance à la prise de poids
et à
la frilosité. Tendance à l’hypothyroïdie.
NATRUM
MURIATICUM 9 à 15 H : La sexualité prend
un aspect très négatif avec faiblesse sexuelle,
manque de désir, de plaisir, frigidité et
dyspareunie (douleurs lors des rapports).
Le comportement semble être paradoxal, refuse les caresses, les marques
d’affection, semble manquer de chaleur, mais s’angoisse dès
que le partenaire le ou la laisse tranquille. Aggravation par la consolation,
sécheresse vaginale.
IGNATIA
15 H : Frigidité inconstante et variable chez
une femme très très émotive (pleure
facilement, soupire souvent). Les difficultés
sexuelles peuvent survenir après un choc, affectif
ou autre, ou une peur.
CAUSTICUM
9 à 15 H : frigidité, aversion pour
les rapports avec parfois sensation de brûlure
au niveau de la vulve. Tendance dépressive, voire
mélancolique avec apitoiement sur soi et sur les
malheurs du monde. Grande faiblesse avec tendance aux
parésies et paralysies.
GELSEMIUM
9 à 15 H : le trac va jusque là ! Il
peut être très utile chez une femme très
introvertie et inhibée. Une à deux prises
quotidiennes et dès que le trac est ressenti.
KALIUM
BROMATUM 9 à 15 H : lorsque les muqueuses
du vagin sont peu sensibles.
Frigidité par insuffisance hormonale
FOLLICULINUM
4H : une prise par jour les 20 premiers jours du
cycle
LUTEINUM
4 H : une prise par jour les 5 jours suivants.
Une fois par mois, SEPIA ou GRAPHITESen
haute dilution selon le tableau.
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