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Être responsable face à sa santé
Jocelyne PFISTER (philosophe) et Angela PALLIE (sophrologue) Abonnez-vous pour profiter de la totalité du site, en clair et sans publicités, consulter tous nos dossiers, en lien avec les fiches correspondantes.
Nous aimerions développer avec vous lecteurs et internautes, quelques pensées et pratiques philosophiques et sophrologiques sur la notion de la responsabilité, en particulier dans le domaine de notre santé. Nous allons tout d’abord définir les termes suivants être responsable
et santé. Nous répondrons ensuite aux questions
suivantes : Nous disons d’une personne qu’elle est responsable lorsqu’elle
répond de ses actes, en les assumant totalement, en se reconnaissant
l'auteur. La santé est le bon état physiologique d'un être humain, le fonctionnement régulier et harmonieux de l'organisme pendant une période appréciable indépendamment des anomalies et des traumatismes qui n'affectent pas les fonctions vitales (un aveugle, un manchot peuvent être en bonne santé). La santé n'est pas seulement l'absence de maladies, de symptômes
pathologiques mais suppose l'absence de menace prévisible et un certain
bien être physique. Pour devenir responsable de notre santé, il faut admettre que nous ne venons pas tous au monde avec les mêmes chances. Certains viennent au monde en bonne santé, dans un environnement sécurisant avec des parents aimants. D’autres ont dès leur naissance des problèmes de santé et parfois un environnement difficile. Notre responsabilité face à notre histoire se fait à cet instant. Il est donné à chacun le pouvoir de se prendre en main. Mais pour cela il faut peut-être insister davantage sur un apprentissage depuis notre plus tendre enfance sur le langage du corps par une écoute attentive de celui-ci. En effet, nous sommes capables de reconnaître tout de suite la douleur lorsqu’elle s’installe (mal de dos, mal à la tête…) parce que nous y sommes attentifs, parce que cela fait mal, mais surtout parce que nous sommes reconnus dans cette douleur. Nous savons que le degré de la douleur est une affaire personnelle qui s’exprime différemment selon les individus. Ce que nous proposons est un apprentissage à l’envers : apprenons à décoder un corps en bonne santé et exprimons à voix haute ce que l’on constate. Nous pouvons par exemple dire à la personne en face de nous : « Je vois, que tu te sens bien. Ton corps se tient droit, ta respiration est souple, ta peau est belle. Cela fait plaisir à voir». Reconnaître ces sensations chez l’autre signifie que nous sommes déjà capable de les reconnaître chez nous. Nous développons une autre écoute. Nous devenons capable de dire lorsque nous avons « bon à la tête », « bon au ventre »… Nous acquérons cette capacité à nous responsabiliser face à notre état général. Nous prenons la liberté de décider ce qui est juste pour nous. Notre société met la plupart du temps l’accent sur les difficultés de la vie en général, sur les temps durs que nous traversons, tant sur le plan économique que politique et social. Et cette image transmise par les divers médias nous touche au plus profond de nous-mêmes. Elle finit donc par affecter notre santé. Notre santé est reliée à notre état mental. Nous aurons tendance à aggraver notre état en nous tracassant pour toutes sortes de raisons: notre manque d'énergie, ou de motivation, l'impression de fatigue, la peur de ne plus être à la hauteur à son travail, ses devoirs. Nous constatons que le système dans lequel nous vivons nous pousse à nous déresponsabiliser face à tous ces problèmes, à ces soucis et bien sûr à notre santé. Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, apprenons à devenir. des individus libres et responsables de l'état dans lequel nous nous trouvons et qu’il nous a été donné d’être. Il serait temps de nous dire que la vie est faite d’instants difficiles et d’autres plus faciles et que même si parfois il nous arrive d’être dépassé par certains événements nous avons le devoir de réagir, comme le suggère le pasteur américain noir Jesse Jackson qui,parlant à un groupe de jeunes dans un quartier défavorisé, leur dit :"Vous n'êtes pas responsable d'être à terre, mais vous êtes responsable de vous relever ". Nous portons ainsi un autre regard. En changeant notre attitude, nous acquérons une meilleure image de nous-mêmes. Nous devenons finalement acteur de notre vie. Notre développons notre capacité de ressentir du plaisir, de prendre des décisions et de les assumer, de se projeter dans l'avenir avec espoir et finalement être pleinement responsable de ce potentiel énorme que nous avons : celui d’être BIEN. Montaigne disait que la santé est « le plus beau et le plus riche présent que nature nous sache faire" Pour conclure être responsable signifie: « Nous n'avons pas besoin de paraître en bonne santé, mais de l'être vraiment." Epicure Prenez soin de vous ! Jocelyne Pfister (philosophe) et Angela Pallie (sophrologue) Références :. Vous souhaitez commenter cette page : Contacts |
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